Le match des cultures: grossesse et naissance
Après les fiançailles, le mariage, l’annonce du bébé à venir, brossons un peu le vécu des grossesses ici et là bas avant d’enchaîner sur la naissance. Comme je vous l’ai déjà précisé dans les autres posts, ce n’est pas une thèse que je présente, mais juste une synthèse humoristique de deux cultures qui se complètent.
Au Nord, une fois l’annonce de la grossesse faite, souvent c’est au cour d’un repas, c’est des oh, ah, félicitations. Parfois certains diraient même enfin! Mais bon, avec moi, c’eût été délicat. D’éjà que pour les anniversaires et les fêtes de fin d’année, je leur avais dit: Gare au premier qui m’offre une cocotte, une poêle ou tout autre ustensile de cuisine… “
Tous nous ont félicités. De toutes façons ça faisaient déjà trois mois que j’attendais mes triplés. La première à le savoir fût ma belle mère. Nous lui avons fait un colis, dans le colis il y avait trois pellotes de laine de couleur différente. Rose, jaune et bleu. Elle mit une semaine pour comprendre, puis une fois le choc encaissé, elle s’est mise au travail. Toute la layette en laine venait d’elle. Des chaussons aux bonnets. Bref, ça c’était pour Mamie, je l’appelait mamie, comme tout le monde.
Puis ce fût le tour du reste de la famille. Pendant le repas de noel,au dessert, quant à l’heureux papa, il avait su l’heureuse nouvelle un soir en rentrant de travail: j’avais remis ma robe de mariée. Et quand il a sonné, toute de blanc vêtue, je lui ai ouvert la porte. Il a tout de suite compris. ça c’est pour le “cinéma” au Nord.
Mais au sud ça se passe autrement. Au sud on est beaucoup pudique, on se tait; on ne raconte pas, on ne parade pas. On laisse venir. Une fois que la femme est convaincue de sa grossesse, elle reste très discrète, aussi muette qu’une carpe. Superstition, croyances tenaces: pour conjurer le mauvais sort. On ne sait jamais. La voisine pourrait voir d’un mauvais oeil votre bonheur? Peut être même la belle mère, on vit parfois dans la peur du méchant qui pourrait vous jeter un sort, provoquer une fausse couche. On se tait. Même le mari n’est souvent au courant que par surprise. Une fois que le ventre de sa femme est bien arrondi.
Elle ne lui dit pas, il découvre. Au Sud on dit pourtant que une grossesse n’est pas une maladie, ce qui signifie que votre état de femme enceinte ne vous dispense pas de travaux domestiques parfois contraignants. Sauf dans certaines familles où vous êtes choyée, où on vous épargne les travaux ménagers.
Au Nord, la femme enceinte est très fashion, elle s’achète des ceintures pour souligner son ventre arrondi dès les premiers mois. Au Sud, elle n’a pas le temps d’être coquette, sauf si son époux et elle ont les moyens de vivre confortablement. La femme enceinte se lève tôt pour faire le ménage, vendre des beignets s’il le faut, faire la cuisine, s’occuper des enfants si elle en a déjà, sa journée s’achève lorsque la maisonnée se met au lit. La femme enceinte n’est jamais fatiguée. Elle est forte. Des envies de femme enceinte, elle ne connait pas ou alors elle les ignore.
Au Nord, on vous propose des cours d’accouchement, la gymnastique et bien d’autres choses utiles au bien être de la future maman. Malheureusement, je nai pas eu la chance de profiter de tout ça. Il fallait ménager les “loupiots”. pas de gymnastique ni de cours. Rester allonger pendant deux mois et demi dans un hôpital pour éviter les contractions. Je dois vous dire que chez moi, au Sud, nous avons plusieurs grossesses jumellaires dans la famille et mêmes des jumeaux prématurés. Il sont aujourd’hui plus grands que moi. Pas de soins particuliers, pas de couveuses. Ils ont survécus. Mais ici, on est prudent et je suis d’accord avec ce principe. J’engoissais tellement d’accoucher de prématurés que j’étais prête à tout.
Jai dû vivre deux mois sous surveillance médicale. Et je ne regrette rien. J’ai fait de beaux bébés en bonne santé, le sacrifice qui m’a épargné un accouchement prématuré, le calvert de certaines mamans. Ici, chacun a sa vie. On vous laisse tranquille.
Au sud, une femme enceinte travaille jusqu’au moment où elle ressent les premières douleurs. Il n’y a pas de repit. Pire, pendant le travail, certains membres indélicats ont le chic de vous faire passer un interrogatoire comme si vous étiez une criminelle. Si le travail est long et douloureux, ça voudra dire que vous n’avez pas été fidèle. Il faudra avouer afin que tout se passe bien….
La suite pour demain.
Et l’urinoir devint Fontaine!
Visages de femmes, Chahine Khosravi (suite)
J’avais un peu délaissé mon projet de blog exposition, commencé il y a déjà bien longtemps. Cette exposition concernait l’artiste peintre Chahine Khosravi. Exposition intitulée ” Visages de femmes”.
Je reprends là où je m’étais arrêtée, toujours avec ces visages qui expriment divers sentiments, calme, douleurs, bonheur…
Ce soir je vous présente
FACE A TOI

Complétement rassurée, elle s’abandonne sans retenue. L’Homme n’est plus celui qui l’emprisonne dans un carcan, celui qui la cache derrière ce voile sombre afin de castrer sa féminité, son état de femme.
Elle n’a plus peur, elle est heureuse, elle se sent respectée, aimée, désirée. (Chahine si tu me lis, n’hésite pas à donner ton impression, celle de l’artiste, de l’auteur..;)
Ici, ce texte n’engage que moi. Je ne fais que vous livrer ce que m’inspire ces oeuvres….
Nous poursuivons avec ce qui pour moi ne peut être que la suite logique de FACE A TOI.
FEMME APAISEE I et II

Un semblant de sourire se dessine sur ton visage, enfin apaisée, ferme les yeux et respire le bonheur.

Un tulmulte de sentiments, de beaux sentiments, de vrais sentiments, balaie ce enchevêtrement de ce qui ne porte pas de nom: douleur, souffrance, déception, trahison…
Enfin la vie, la vraie vie, celle qui vous porte, face à l’autre et vous transporte au sommet de l’extase.
Willykean
Danseuses au couteau et société secrète à l’ouest de la Côte d’Ivoire
Ce soir j’avais envie de voyager, de retourner aux sources. Je disais il y a peu, dans un de mes posts que “le séjour d’un tronc d’arbre dans l’eau ne le transformera jamais en caïman”
Tronc d’arbre j’étais, tronc d’arbre je resterai, même imprégnée pendant de nombreuses années passées en dehors de mon milieu naturel, à la rencontre de cultures nouvelles. S’adapter, s’tingrer sans pour autant renier ses racines, sans perdre son âme.
Depuis quelques jours je collecte des informations pour ma petite cousine de Normandie, qui a choisi de faire un exposé sur la Côte d’IVoire. Elle a 9 ans. Tout ce travail de recherche a fait remonter des souvenirs. Les souvenirs d’enfance, des souvenirs de confidences recueillies auprès de ma cousine K; vous avez déjà fait sa connaissance. Bref, ce soir, je vous livre un bout de ma culture avant de revenir à Scarlett O’Hara. (Oeuvre de E kahio, photo Hortense Kanhan)
Ce portrait représente ma tante qui était danseuse traditionnelle. Le corail était beaucoup utilisé dans le temps pour jouer, pour décorer les costumes de danseurs. Pour le maquillage on utilise du Kaolin (de l’argile blanche). les figures géométriques que vous voyez là sont fait à l’ongle, au curedent et au peigne (fin).
Les anciens ont toujours dit qu’une danseuse doit dégager de la lumière, raison pour laquelle l’argile blanche est primée.
Si j’écris cet article ce soir ce n’ai pas pour parler uniquement de fête et de costume traditionnel mais pour vous parler des sociétés secrètes, fondements de nos communautés d’antan; Aujourd’hui il en existe peu mais il en existe encore.
Un connaisseur pourrait croire que ces deux portraits représentent des danseuses au couteau, ou des danseuses au serpent; on peut leur attribuer plusieurs titres différents. Elles sont plus connues pour leurs prouesses périlleuses lors des fêtes de village. (Oeuvre de E kahio artistre peintre, photo Hortense Kanhan)
Il y a très longtemps, faire partie d’une société secrète c’était presque pareil que entrer au séminaire. C’était une fierté pour chaque famille d’avoir une de leurs filles dans une confrérie; Les filles quittaient tout pour recevoir une éducation réligieuse et initiatique, assez rigoureuse. Les maîtres partaient vivre loin du village, dans la forêt, avec leurs apprenties. Ils leur transmettaient une partie de leur savoir. Pour acquérir cette connaissance spirituelle et ésotérique, ses derniers doivent jurer de ne jamais se quereller durant toute leur vie. Ce n’est qu’après avoir prouvé leur aptitude à maitriser leurs passions et juré de ne jamais faire un usage égoïste de leurs pouvoirs qu’ils peuvent disposer de ceux-ci.
Le secret est le fondement premier de ces confréries. Ne jamais dévoiler à un néophyte ce que vous avez expérimenté et que l’on vous a transmis. Ma cousine K avait violé le code de sa confrérie en nous racontant ce qu’elle y a vécu. Quoique elle l’a dit elle même que nous ne saurions jamais tout. Pour avoir atteint un certain grade, elle avait le corps couvert de tatouage. Son corps ressemblait à une toile vivante. Des abdominaux en béton. D’après ce qu’elle nous a confié, la gymnastique commençait à l’aube, et pour les moins agiles, elle ne s’arrêtait presque jamais, il fallait travailler, encore et encore pour atteindre une parfaite maitrise des saux périlleux. Le régime végétarien imposé n’autorisait que des oeufs durs. Eviter tout ce qui fermente. Avoir la peau à la fois ferme tout en restant souple. Sans souplesse elles sont incapables de faire ses contorsions et si elles ne sont pas fermes, elles risquent des blessures…
Les sauts se travaillaient à la liane dans la forêt. La précision était la seule garantie pour éviter des accidents graves. Elles ne connaissaient pas la peur. Vous allez comprendre pourquoi.
Le maître qui donne le spectacle avec les petites danseuses doit pouvoir compter sur leur agilité, la précision de leur gestes et leur résistante à toute épreuve. Elle ne connaissent ni peur, ni hésitation, fatigue.
Le danseur et sa partenaire ne font qu’un. Ne pas se disperser en parole tout est dans le geste et le regard.
Images des danseuses au couteau, sources La Côte d’Ivoire d’Aujourd’hui
Enfin, le clou du spectacle c’est ce que vous voyez là. Je vous ai expliqué pourquoi elles devaient avoir les abdominaux aussi fermes que ceux de Stallone et même plus. Pour la simple raison que lorsqu’elles sont projétées par le maître et qu’elle sont reçues après plusieurs sauts périlleux sur des poignards, il vaut mieux qu’elles aient des abdominaux en béton. Sinon c’est la catastrophe.
J’ai beaucoup d’amiration et de respect pour ses petites filles. Personnes ne pourra jamais percer leur secret, le peu que je sais c’est d’avoir été témoin un jour à la pêche, de ma cousine K attrapant un serpent d’eau long de un mètre, vous me direz qu’il n’est pas dangereux, mais moi je ne pourrais pas, et qu’elle l’a anéanti en quelques secondes. Pardon à tous les amis des animaux, ce n’est pas moi c’est ma cousine K.
Je l’ai vu aussi être en transe une autre fois et avoir l’air de quelqu’un autre. D’aprèrs ce que m’a aussi confié, on leur apprend à connaitre les palnte et à les utiliser pour les maux du corps. Certains sont anesthésiants, d’autres vomitifs….
Les membres des sociétés secrètes emportent beaucoup dans leur tombe. Le secret qu’il n’ont pas encore trouvé, c’est celui d’enrayer les canons et de changer le coeur des Hommes pour faire le bien uniquement.
LUCKY DUBE: il faut du respect, parce que c’est ce dont le monde a besoin
« Nous avons essayé l’amour, l’unité, la camaraderie, mais ça ne semble pas beaucoup marcher pour nous. Il faut du respect, parce-que c’est ce dont le monde a besoin »
Je vous suggère I am a prisoner Parce que BACK TO MY ROOTS a été supprimé.
Ecoutez le, vous ne regretterez pas. Et si vous n’aimez pas ce genre de musique, au moins vous aurez eu connaissance éphémère de son travail. Personne ne vous en voudra!
Au départ il était question de vous faire écouter Prince Nico Mbarga, puis au cours de mes recherches sur le net. Je suis tombée sur une page annonçant le décès de Lucky Dube en 2007.
Une année a passé et je le réalise que maintenant. Quel gâchis. Lucky Dube faisait parti de ces chanteurs qui ont animé nos boums d’adolescentes. Je continuais d’écouter sa musique sur Youtube tout en ignorant qu’il n’était plus de ce monde.
Le chanteur de reggae aurait été tué par balles par des individus qui voulaient voler son véhicule. la star internationale de reggae, inspiré par Peter tosh et Bob Marley (Stir it up), avait commencé à s’intéresser au reggae en 1985 afin de délivrer un message anti apartheid. Lors de la sortie de son dernier album, “Respect”, Lucky Dube avait déclaré combien il était fier des progrès réalisés en Afrique du Sud depuis la fin de l’Apartheid en 1994.
Ce défenseur de la paix qui s’interrogeait sur les crimes perpétrés en Afrique du Sud, a été victime de cette violence malheureusement ordinaire, dans un pays où l’on compte plus d’une cinquantaine d’homicides par jour.
Repose en paix Lucky Dube
-
Archives
- juillet 2009 (10)
- juin 2009 (31)
- mai 2009 (25)
- avril 2009 (26)
- mars 2009 (34)
- février 2009 (20)
- janvier 2009 (43)
- décembre 2008 (25)
- novembre 2008 (30)
- octobre 2008 (28)
- septembre 2008 (30)
- août 2008 (14)
-
Catégories
- accessoires
- Addiction
- art
- art martiaux
- barefoot
- barefoot/pieds nus
- black is beautiful
- Blash news
- Blog
- blogging
- bloguer
- cinéma
- Clothes swapping
- culture
- delire de willykean
- DESIGN
- entertainment
- environnement
- Fan de….
- fashion
- film
- Gourmandise
- High tech
- Humeur de Willykean
- humour
- inspiration
- joaillerie
- jujutsu
- Le match des cultures
- Le saviez vous?
- Les insolites de Willykean
- Les triplés et moi
- litterature
- look
- Lyfestyle
- Ma normandie
- mariage
- Mes triplets et moi
- meuble
- mode
- mode/fashion
- Musique
- News
- On the road again
- Pause déjeuner
- petites anecdotes
- pieds nus
- poésie
- POEM
- secrets de mots clé
- sport
- Technologie
- tendance
- tendances
- travel
- Uncategorized
-
RSS
Entrées RSS
Syndication RSS








