Attention, chien méchant!

Des panneaux comme celui-là vous en avez tous rencontrez devant certaines maisons. Chez nous c’est vraiment très IN d’accrocher des écriteaux même quand on n’est pas propriétaire de canins!
Méfiez vous tout de même, si vous ne voulez pas qu’il vous arrive ce qui m’est arrivé à moi!
Il y a très longtemps, c’était du temps des cours de récréation et de la marelle. Mon père avait ramené un chiot, un bâtard berger allemand. Il était tout mignon et haut comme … comme un chiot voilà. Mais moi, même les chiots ne sont pas amis avec moi. Ils me font peur. Ridicule vous dites?
C’est ainsi. Ce chiot joueur et très calin, profitait des genoux de toute la famille sauf moi.
Mais il ne s’agit pas de notre Patience. On l’appellait Patience. Celui qui avait fait de moi la risée de toute l’école encore une fois, c’était le chien de ma camarade de classe.
Elle habitait tout près de l’école, comme moi, pendant la récréation, nous avions le privilège de courir à la maison, pour notre gôuter. Ce jour là, elle me proposait d’aller plutôt chez elle. C’était la première fois. Et d’autres filles étaient de la partie. Nous approchions gaillardemment de sa maison, lorsque crut bon de nous mettre en garde.
“Attention les filles, il y a un chien!”
Et moi, un peu moqueuse,
“ah oui c’est écrit: attention chien méchant!”
Et nous voilà prises de fou rire.
Malheureusement, comme on dit chez nous ” je n’ai pas rit longtemps avec mes dents”.
Soudain, surgi de nulle part, un chien, je ne pourrais vous dire quelle race. Pour moi, un chien est un chien. Son chien, pas plus haut que le mien, mais l’air très féroce, bondit dans notre direction. C’était un sauve qui peu général. Les filles parties dans des directions différentes. Et moi, prise de panique, et pas très sportive à l’époque, j’ai choisi la facilité, et l’idiotie aussi.
J’ai cru bon de me précipiter dans la cour de ma camarade. Il fallait y penser non? Un chien vous fait peur, la meilleure solution que vous trouvez c’est de vous réfugier sur son territoire.
Le chien n’ayant personne d’autre à pourchasser, me colle aux talons, je n’ai pas le temps de réfléchir. Je répère un arbuste dans la cour. avec quelques feuilles fraîches à la cime; ça paraissait suffisant. Me voilà transformée en Tarzan du matin. Je m’attaque à l’arbuste tel un lézard et j’essaie de grimper afin de me protéger du chien.. Avant même d’avoir été 30 centimètres au dessus du sol, j’entends un crac, crac et craaaaaaaaaacccc.
Voilà willykean au sol. avec son arbuste. Le chien méchant m’observe, penche la tête comme pour se demander ce que je fais avec un arbuste dans les bras. Il n’a plus envie d’être méchant. Avec une proie ridicule, vulnérable, il n’avait plus envie de jouer au méchant.
Et moi, j’ai attendu que ma camarade lui remette sa laisse avant de me remettre sur mes deux jambes.
Si on dit souvent chez moi:
“C’est l’homme qui a peur sinon y a rien”
Moi je dis, “Si l’homme a peur, y a sûrement un chien méchant”
Je vous le dis, si un écriteau, l’indique, soyez sur vos gardes, même si vous n’y croyez pas!
Le film d’une garde robe 2
De temps à autre je pousse mes délires jusqu’à renouveler virtuellement, je dis bien virtuellement, ma garde robe: je fais le film de ma garde robe.
La question que je me pose souvent, c’est de savoir qui du créateur, du photographe ou du publicitaire est le plus imaginatif, ou “fou”. J’explique: quand je feuillette les magazines de mode, je ne peux m’empêcher de rester estomaquée par leur imagination débordante qui parfois laisse le lecteur sans voix.
Je vous disais hier dans “C’est quoi çaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa” que à une des pages de mon magazine, la petite fille m’avait demandé si c’était un chien. Ce qui ressemblait à un chien pour la petite, c’était une très belle robe toute en poils et l’artistique en avait fait presqu’une boule de poils, comme un chien.
La frontière entre la créativité et la provocation est très mince mais est ce une raison de toujours faire plus, trop, de se surpasser et de laisser les consommateurs complétement “paumés” face à cette expression artistique du moins bizarre.
Bref, venons en au fait, à ma garde robe, au film de ma garde robe.
Je m’amusais déjà à me constituer des garde robes dans mon autre blog. La rubrique était intitulée “SOOOOOOOOOOO FASHION! Ici, c’est le film de ma garde robe, il peut soit célébrer un ou plusieurs créateurs, soit présenter quelques prouesses artistiques insolites, des créations assez marquées.
Tenez par exemple, pour le prochain bal du 14 juillet, ma tenue est toute trouvée. je serai le porte drapeau de toute une ville comme du temps des années CP où les plus méritant étaient sélectionnés pour défiler en première ligne, le drapeau à la main, exactement comme pour le passage en revue de l’armée sur les champs Elysées.

Et si les autres ne sont pas satisfaits de leur sort, je leur fait peur avec mon arme comme ici. Oui, pour faire passer la pilule en douceur, une tenue ultra moulante, des talons auguilles, un air de Dartagnan à la fois comique et terrifiant, mais non, elle ne fait même pas peur mais je ne saurai vous exprimer ce qu’elle dégage, c’est super non?

Pour aller au bal populaire, je me distingue de Madame Tout le Monde avec mon accoutrement style film des années 50. Une veste en poils sur une robe longueur genou. Et je prouverai à la petite fille qui me demandera si c’est un chien, qu’elle se trompe; ça peut lui ressembler au poil près mais ça ne l’est pas.

Pour éloigner les hommes qui s’aventureraient à me demander une danse, j’ai tout prévu: Il est bien protégé mon homme, surtout de la tête, comme vous pouvez le voir là

Si malgré tout il prend quelques coups bien placés, nous aurons cet autre ensemble pour rentrer chez nous.

Et bien je me demande encore parfois à quoi peuvent servir certains accessoires mais ne me posez pas la question, moi même j’ai déjà essayé de faire d’un filet de pêche une robe du soir. Alors, qui de nous tous est plus fou que l’autre??
Points de suture ou tranquilité??
Tout est dans l’art de formuler!!
Un blanchisseur ou disons gérant de pressing prend le linge de Jimmy Danger. Qui est Jimmy Danger? c’est le roi des voyous, chef d’un gang très connu de la place. Il ne craint rien ni personne. Jimmy Danger confie donc son linge à faire nettoyer. Le blanchisseur se dépèche de s’en occuper afin de ne pas le contrarier. Il attend que Jimmy passe récupérer son linge; des semaines passent, puis des mois, Jimmy passe devant chez lui tous les jours mais ne s’arrête pas. Excédé, le blanchisseur le hèle un jour sans prendre de gangs:
“hé toi là, oui toi Jimmy, ça fait des mois que ton linge est ici, et tu m’ignores quand tu passes devant chez moi…”
“tu parles à qui là? à moi Jimmy Danger? Pour qui te prends-tu? Tu ne me connais pas ou quoi?”
“Je te connais trop bien bien même, je dis que tu es un voleur, un voyou, le roi des escrocs. Tu me dois de l’argent pour ton linge que j’ai nettoyé.”
Jimmy n’en revient pas. Lui si respecté et si adulé, ridiculisé par un blanchisseur!!
“ne bouge pas j’arrive”
“Arrive, on va voir ce que tu peux me faire”
“Jimmy fonce sur le blanchisseur et le roue de coups. Il en profite pour emporter son linge. Le blanchisseur est en train de gémir au sol lorsque son ami arrive”
“Mais, que fais-tu au sol?”
Lorsqu’il réalise l’état dans lequel se trouve son ami, il l’emmène à l’hôpital. Résultat: quatre points de surture et la tête comme qui dirait façonnée à nouveau par notre ami Jimmy Danger.
Le médécin leur remet un certificat médical. Les voilà qui reviennent au quartier. Le blanchisseur toujours gémisssant et son ami qui ne décolère pas. Tous deux se rendent chez la soeur de Jimmy. Ce dernier est absent, son père est là.
Sans lui laisser le temps de comprendre ce qui se passe, l’ami du blanchisseur se met à vociférer, à l’injurier.
“Vous là, vous feriez mieux de retenir votre animal de fils chez vous, de mieux l’éduquer, à cause de lui, les habitants du quartier ne se sentent pas en sécurité. Tenez, regardez ce qu’il a fait à mon ami; nous revenons de l’hôpital avec un certificat médical. Voilà ” et il jette le certificat à la tête du papa.
La tension monte, le vieux père de Jimmy, très coléreux lui même, se redresse:
“Mais attendez, Je ne savais pas que ma fille avait adopté un animal sauvage, vous parlez à qui là, c’est à moi que vous vous adressez? Vous êtes chez moi ici, et je ne permets pas que vous veniez à mon domicile pour m’insulter. Partez ou je m’occupe de vous.”
Notre ami blanchisseur, désormais très prudent, se sert de son ami comme rempart. Il est presque à la porte. Malheureusement pour lui, le père de Jimmy avait ordonné à la bonne de vérouiller la porte et de lui remettre la clé.
Il a fait passer un mauvais quart d’heures à l’ami avant de les mettre dehors.
“et que je ne vous revois pas chez moi.”
Maintenant nous n’avons pas qu’un seul blanchisseur qui gémit mais deux amis avec des points de suture, gémissant, assis la tête de l’un contre celle de l’autre, comme deux frères siamois.
Arrive un client. Surpris de les voir ainsi il s’exclame:
“Vous exagérez, même si on parle de tendance, il ne faut tout de même pas dépasser les bornes. Vous vous faites des points de suture, vous avez des bosses au visage, et vous gémissez en choeur… , bon si ça vous plait d’être ainsi… Je ramène mon linge à nettoyer.”
Le blanchisseur est très attentif. Ce n’est pas le moment de perdre un client.
L’autre lui déplie son pantalon et lui conseille de faire très attention à ne pas mettre de faux plis.
“La dernirère fois, vous m’avez mis de faux plis, ce n’est pas beau du tout, alors appliquez vous pour cette fois et gare à vous. Si vous me faites un faux pli, je vous casse la tête.”
Le blanchisseur jette un regard à son ami. Très vite il trouve une parade pour échapper au risque de se faire défigurer encore une fois. Des clients comme Jimmy, il n’en veut plus.
Alors très calmement il s’applique à donner ses tarifs qu’il a gonflés au passage et qu’il justifie par A +B.
“Mon ami, le pantalon, c’est 500 francs parce que le tissus est épais, la chemise, trop fragile et délicate, c’est 450, le boubous…”
Le client très mécontent des prix ramasse son linge
” ça va, j’irai voir ailleurs. C’est trop cher chez toi, j’ai toujours trouvé que c’était trop cher chez toi, ma femme n’a pas voulu m’écouter mais là c’est trop. Je ne reviendrai plus jamais ici.”
Puis il s’en va avec son linge.
“ouf soupire le blanchisseur, je suis sauvé!”
Un Jimmy Danger c’est déjà trop, faut pas chercher palabre où il n’y en a pas!!!
voyou
Accro du Mobile!
Je “fréquente” cette sphère des accros du mobile depuis peu.
C’est un endroit où vous avez la possibilité d’admirer les derniers nés de mobiles. Non seulement vous profitez de news fraiches mais aussi de tout ce qu’un accro de mobile est capable d’inventer….
Je n’ai pas pu résister à ça: le kit main libre inventé par un inconditionnel du mobile
Pour en savoir plus, allez surfer dans le monde merveilleux des zaccrosdumobile.
Du calme mon frère… y a pas palabre ici
Palabre pour ceux qui ne savent, est un mot africanisé pour dire dispute, discussion, ennuis, rencontre…
Bon, je n’ajoute rien au petit robert, juste pour vous mettre dans le contexte. Dans certaines aglomérations africaines, surpeuplées par des jeunes désoeuvrés, des adultes au chômage et la prolifération de trafics en tout genre, les braquages sont monnaies courantes. Parfois orchestrés par surprise, ou même plannifiés par certains braqueurs viscieux et méticuleux, je dirais même proactifs ( j’aime bien ce mot)
La première fois que j’ai fait connaissance avec ce mot c’était en formation. Une formatrice qui l’utilisait à tout va. Il faut être proactif pendant les entretiens, proactifs à l’évaluation…., la seconde fois c’est moi qui l’est utilisé, contre la même formatrice qui me retenait deux jours de paie parce que je ne l’avais pas prévenue que je serais malade: je lui ai assuré que la prochaine fois je penserai à lui adresser un mail ou un fax afin de la prévenir de ma prochaine hospitalisation…enfin, je disais donc que certains braqueurs étaient champions de la proactivité. Ils vous écrivent quelques jours avant de passer à l’acte, histoire de gagner du temps.
“Cher Monsieur ou chère Madame, jeudi 25 août nous vous rendrons visite pour emporter tout ce que vous avez de plus précieux chez vous. Nous espèrons que vous serez prêts le jour j et que nous ne perdrons pas de temps chez vous.
Merci de votre compréhension”
Mais cette nuit là, lorsqu’ils ont frappé chez Moussa, il ignorait tout de leur visite, encore moins du but de la visite. Les braqueurs donnent de violents coups dans le portail, de quoi réveiller même les morts, mais là les vivants font les morts, voisins et mêmes policiers préfèrent ne rien entendre; quand ce n’est pas ton tour, tu cherches pas palabres.
Moussa se réveille en sursaut,
“Mon Dieu, les braqueurs, qu’allons nous faire?”.
Il tremble de tout son corps devant sa femme Fanta qui cherche où se cacher.
Les braqueurs tenus par le temps et impatients, enfoncent le portail, puis la porte de la maison. Il trouve Moussa en caleçon au milieu du salon.
Apparemment très surpris par l’irruption des trois gaillards dans sa maison, il s’adresse directement au chef de la bande avec tout le calme dont tout individu dans sa situation est capable.
“Mon frère, on dit quoi?”
Question à laquelle le braqueur répond:
“Tu oses même m’adresser la parole!!”
“Eh mon frère, dis moi seulement ce qui se passe.”
“Nous sommes venus te braquer, ça ne se voit pas?”
Et Moussa, ouvrant les mains comme celui qui ne comprend rien de ce qui lui arrive
“Ah , mais il fallait me le dire, vous auriez dû m’expliquer. Dans ça là y a pas palabre…. Si vous m’expliquez ce que vous attendez de moi, je peux vous faciliter la tâche.”
“Donc tu n’a pas encore compris? Je dis que nous sommes venus te braquer.”
“Maintenant j’ai bien saisi. Attendez je vous donne un coup de main. Par où commençons nous?”
Et voilà Moussa, qui rassemble fauteuil, bibelos, bijoux, tout ce qui valait la peine d’être emporté.
Les braqueurs n’en reviennent pas
“Mais qu’est ce qu’il est bête celui là. Il nous aide même à charger le camion, regarde comme il transpire..;”
Moussa s’active plus que les braqueurs, il court, il lève, il racle les fonds de tiroirs…
Le chargement terminé, Moussa s’adresse à nouveau au chef
“Mon ami, tu veux mon caleçon aussi, Je peux l’enlever maintenant.”
“Tu es malade, garde ton caleçon, idiot”
Sur ce, les braqueurs donnent les dernières consignes avant de quitter les lieux:
“Voilà c’est terminé, nous partons, mais garre à toi si tu alertes les voisins avant que nous ne soyons loin.”
” Je suis pas fou, tu m’a laissé ici, tu peux partir et revenir t demain tu me trouveras ici, au nom de Dieu”
Pourquoi chercher palabre où il n’y en a pas.
“Si vous revenez demain, je vous donne encore un coup de main. Bonne route mon ami.”
Une fois le camion des braqueurs loin, la femme de Moussa commence à pleurer, ses bijoux, ses pagnes, ses meubles, sans oublier au passage de traiter son époux de poltron, d’incapable, de… il a tout entendu!
” Ma chérie Fanta, on dit souvent que personne ne vient présenter les condoléances à la maman d’un poltron ou d’un malin, si je n’avais pas agit de la sorte, penses- tu qu’il nous auraient épargnés?
Et vous, êtes vous un Moussa ou Ulysse?
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