Ma vie sans les blogs

Les non « initiés » ne cessent de nous demander ce qui nous a amenés à bloguer…

Je pose la question à l’envers et je vais essayer plutôt d’imaginer ma vie sans blog.

Pour une mère de famille qui a organisé le temps de connection pour ses enfants, il serait peut être grand temps de penser à mettre un régulateur de connection pour moi même.

Cependant, est-ce que je le désire vraiment? Je ne le pense pas. Il est vrai que l’on se laisse facilement prendre au piège d’internet, des blogs et d’autres communautés sociales. Mais ma liberté à moi passe aussi par la possibilité de papilloner dans la blogosphère sans contrainte et sans limite.

J’aime bloguer. Si un jour on me suprimait mes différents accès, ma vie en serait boulervée; j’ignore à quel point.

Il me manquerait mon petit voyage virtuel du matin:

Foncer sur l’ordinateur pour l’allumer avant même de passer à la douche.

Taper mon mot de passe avant d’avaler mon bol de lait au thé

Oublier parfois mon pain dans le grille pain.

Je ne brûlerai pas de temps à autre mes escalopes de dinde;

Il suffit de voir comment je réagis dès que quelque chose ne tourne pas rond sur un de mes blogs. Je me transforme dans ces cas en une redoutable « assistante de célébrité » prête à tout pour débloquer la situation.

Ce sont mes « bébés » et les avoir, surfer d’un blog à l’autre, visiter tous mes blogs, vérifier les statistiques le matin avant de partir travailler me procure un réel plaisir. C’en est devenu un rituel.

Bloguer libère ma plume. Oui j’ai toujours rêvé d’écrire. Plein d’ébauches de manuscrits, des dizaines de synopsis…. Mais qui dorment dans mes tiroirs par manque de confiance en moi.

D’où l’intérêt des blogs; Grâce au blogs, je me sens « écrivain ». Je ressors mes histoires par petits bouts, je partage, ce que je n’aurais pas pu faire sans les blogs.

Totalement digitale, profondement blogueuse, je veux que l’on me laisse me trouver mes propres rémèdes. Arrêter de bloguer ne serait sans doute plus possible. Perdre mon intérêt initial pour un blog ou disons pour la platform qui m’héberge….

Dans ce cas, je déménage pour un « monde meilleur ».

Je n’ose imaginer ce que serait ma vie désormais sans ce moyen de communication. Un autre hobbie sans doute, mais dans lequel je m’investirais tout autant.

Sans les blogs, je jouerais peut être au scrabble avec mon époux; mais franchement je n’étais pas une inconditionnelle du scrabble non plus;

Je resterais près de lui, sur le canapé à regarder dans la même direction… Mais j’ai la bougeotte, et les blogs me permettent de voyager dans ma tête.

Il n’y a pas de demie mesure chez moi: JE SUIS CE QUE JE SUIS

Une passionnée d’écriture, de mode, de tout…

Et vous, que serait votre vie sans les blogs?