LES DELICES DE FAUCHON

J’en rêvais des patisseries Fauchon!

Trois ans de patience. Il suffisait de pousser plus loin les promenades jusque à la place Madeleine.

Aujourd’hui était le bon jour. Beaucoup de stress, un ballet sans fin du téléphone au clavier, du patient au téléphone, des archives au téléphone. Routine habituelle mais un peu plus intense ce matin.

Il y a des journées comme ça. Alors je me suis décidée. J’avais besoin de me faire plaisir, de m’offir des délices de FAUCHON. Pas de sandwich, pas de restaurant. Tout ce que je voulais, c’était de passer directement au dessert. Alors j’ai marché, pas trop longtemps: 10 mn puis la récompense au bout de la rue.

Il y a des jours où je me dis que je mérite d’être récompensée, comme un athlète après la compétition, ou un réalisateur primé à Canne ou d’un acteur nomimé. Oui, je sais, je ne suis pas célèbre mais qu’importe, à chacun sa gloire. Je le méritais même si c’est mon porte feuille qui s’allégeait de quelques euros…

Mais pour du FAUCHON, il n’y a pas à s’en faire, lorsque l’on les déguste on oublie le fait d’avoir déboursé quelques euros.

Après quelques minutes à m’extasier devant la vitrine de FAUCHON, puis quelques minutes d’hésitation, j’ai jeté mon dévolu sur ceci.

                                            

Puis j’ai refait le chemin dans le sens inverse pour les ramener au bureau. Là, j’ai supporté un peu mieux les sonneries de téléphone, les allées et venues des patients puis les remarques pas toujours agréables des « mon entourage ».

Fermer les yeux chaque fois que un morceau de ces délicieuses petites choses atterrit dans votre bouche. hummmmmmmmm

Il fût un moment où j’ai tout de même faillit avoir une attaque: Le téléphone sonne, c’est pour un rendez vous. Je sursaute, sortie trop brutalement de l’univers virtuel idyllique où m’avait plongé ma dégustation, oh mon dieu, le feuilleté a attérit sur mes genoux, rattrapé de justesse avant de me retrouver la jupe collante de caramel.

Ouh là.

« ayo »?

Puis je tousse un peu, pour faire croire que « j’ai un chat dans la gorge », le temps de déglutir mon morceau de feuilleté.

« pardon »

« ça ne fait rien »

J’aime quand les interlocuteurs sont conciliants…

« voilà, ça va mieux, Que puis je pour vous? »

Dans ces cas là, la formule habituelle  » nom de la société plus le « bonjour » de rigueur n’était plus de mise.

Après avoir raccroché, j’ai avalé ma patisserie en deux temps trois mouvements. Pas question d’être dérangée encore avec mon gâteau dans la bouche….

J’adore la patisserie de chez Fauchon. Et d’autres grands patissiers! C’est mon péché!

J’y retournerai certainement un autre jour, pour le macaron que j’adore.