Harcelés

 

And things fall aparts.

We allow our ignorance to prevail upon us and make us think we can survive alone, alone in patches, alone in groups, alone in races, alone in genders.

Maya Angelous

I was thinking about the issue of Maya Angelous saying last night when my son asked if we could go and see Samuel L Jackson’s last movie.

As far as i am concerned, this was a very typical exemple of things falling apart. This very symbolic novel of Chinua Achebe i have been reading for years and years. As for Okwonko’s refusal led him to murder in the end of the novel so does Samuel  revengful behaviour and hatred, in this situation.

If we take Maya Angelous’ saying, people don’t even try to learn from other people, their blindness and ignorance only guide them. We have always been fighting and talking about racism, the kind of racism undergone by black people from white people, never the other way.

My philosophy is that it is a pity for those blind persons, both ways, who wouldn’t let us live a peaceful and friendly life.

But you must know that racism is not only a question of colour but a question of life standing and education too….

Don’t be those who want to survive on their own…

Résumé du film ici.

Pour Chris et Lisa, emménager dans leur maison de Lakeview Terrace est un rêve devenu réalité. Pourtant, rapidement, les deux jeunes gens deviennent la cible de leur voisin, qui désapprouve leur relation interraciale. Cet homme strict et austère, père célibataire et policier, s’est autoproclamé responsable de la sécurité du quartier. Si ses patrouilles nocturnes et sa surveillance constante procurent un sentiment de sécurité à certains, il se montre de plus en plus oppressant envers le jeune couple, allant jusqu’à les harceler chez eux.

Lorsque Chris et Lisa décident de riposter, ils déclenchent une spirale infernale que plus personne ne pourra arrêter…

Chris et Lisa, un jeune couple interracial, arrivent dans leur nouvelle maison de Lakeview Terrace, un quartier huppé de maisons bourgeoises dans le Sud de la Californie. Ils font très vite connaissance avec Abel Turner, leur voisin noir et policier zélé. Père célibataire de deux enfants, il attache une importance particulière à leur éducation et à la façon dont les choses doivent être. Chris et Lisa l’apprendront à leurs dépends, leur voisin voit d’un mauvais oeil le fait que lui, blanc de peau écoutant de la musique rap, fréquente une femme noire. Le couple, pourtant fortement fusionnel, commence à éprouver des différences de point à vue alors que leur voisin se fait de plus en plus oppressant voire menaçant. Policier de son état, ils ne peuvent faire appel à ses collègues, l’étau du harcèlement se refermant sur eux inexorablement.

Terriblement ironique, strict et autoritaire, le rôle du policier sied à Samuel L. Jackson comme un gant, l’acteur poussant la nature raciste de son personnage dans le moindre geste, le moindre regard. Mais le film n’est pas seulement un thriller se développant autour du thème racial, c’est surtout le portrait d’une Amérique qui arrive à bout d’une logique communautaire, pas seulement centrée sur la couleur de la peau mais tout simplement une logique qui démontre ses limites sur le bien fondé du repli en groupe, ici la fameuse résidence privée Lakeview Terrace bientôt menacée par le feu dévorant les collines alentours.
La figure du policier paraît tel le rempart de l’ordre et de la sécurité, un repère d’autant plus évident qu’Abel Turner effectue ses rondes dans le quartier tous les soirs, de manière officieuse. A une vision littérale du film, l’ennemi semble se profiler de tous les côtés, celui des quartiers pauvres en contrebas de la colline où vivent les enfants délinquants (que l’on ne verra jamais), celui de la nature menaçante lorsqu’elle envoie les flammes raser les environs, mais surtout du côté du quartier lui-même, c’est-à-dire de l’intérieur, en la personne du policier menaçant. Face à ces dangers, le couple tient bon. Pourtant le seul vrai spectre qui terrifie les tourtereaux est bien celui qu’il côtoie tous les jours et là se trouve la véritable conclusion du film, le repli sur soi ou en groupe ne permet pas de se protéger plus efficacement. Le traumatisme des attentas du 11 septembre a révélé combien les attaques pouvaient survenir non pas de l’extérieur mais aussi du propre territoire américain ayant pour conséquences de refermer le pays encore un peu plus aux échanges avec le monde. Un processus paranoïaque qui ne mène qu’à un isolement encore plus évident.

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