Soyez gentils, vous serrez « remboursés au centuple »!

Selon Le Dalai Lama, la compassion est la clé du bonheur, celle qui fait des heureux et qui vous rend heureux.
If you want others to be happy, practice compassion. If you want to be happy, practice compassion.
The Dalai Lama 1935
No act of kindness, no matter how small, is ever wasted.
Aesop (620 BC – 560 BC),
The Lion and the Mouse

Quant à Aesop, il est convaincu que, aussi petite soit la gentille, elle n’est jamais vaine.

Aujoud’hui, Stéfan Einhorn vient conforter cette philosophie avec son livre « L’art d’être bon, Oser la gentillesse ».

Stéfan Einhorn, cancérologue suédois adepte de la psychologie positive, remet la gentille au goût du jour. Selon lui, la gentillesse est un facteur de réussite sociale et professionnelle, et un bon moyen d’être plus heureux puisque l’on se fait des amis, mieux, pour avoir une meilleure vie après la mort.

Sans être Le Dalai Lama ni Aesop, ni même Stéfan Einhorn, j’appliquais la maxime depuis fort longtemps. Une éducation réligieuse formatée qui vous enseigne à tendre l’autre joue, à ne jamais lever le ton quelque soit la tournure d’une discussion, à être » diplomate », social.

Je veux bien croire en son efficacité contre la déprime, le stress mais que l’on me laisse le droit de m’intérroger quant à son rôle dans l’accomplissement de l’individu. Ce n’est pas parce que je me suis tuée au travail dans cette société dont je tairai le nom que j’ai obtenu le poste que l’on m’a fait miroiter. Vous êtes bon et tellement indispensable que le jour ou votre CDD arrive à sa fin, plus personne ne se souvient de votre nom.

Ce n’est pas parce que vous être très gentil, trop gentil que votre employeur se souviendra qu’il n’y a pas de R dans l’orthographe de votre nom alors que vous êtes là depuis déjà trois ans.

Que dire alors quand vous entendez au dictaphone, que bon s’écrit B,O, N et mais avec un S et j’en passe (rendez vous avec mon prochain blog « mon dictaphone et moi)

Gentillesse pour mon salut après la mort  ou un bon cri de colère de temps en temps?

Là où je suis d’accord avec Stéphan Einhorn c’est qu’il est vrai que éviter les conflits, vous ôte une pression en moins. Nous en avons déjà assez de notre vie moderne trépidante…

Mais lorsqu’une collègue me regarde dans les yeux et qu’elle me dit « TA GUEULE » (désolée, il fallait que je le dise sinon vous n’auriez pas compris), j’oublie la Bible, Le Dalai Lama, Aesop et Stéfan Einhorn.

Pendant quelques secondes je n’ai plus du tout eu envie d’être gentille et tout s’est terminé à l’hôpital. Trop de gentillesse, trop de non dit, trop d’attitude zen qui finissent par vous exploser au visage.

Soyons « méchants » de temps à autre, il y va de notre santé.

Et lisons Stéfan Einhorn pour nous cultiver. Aucune de nos lectures, quel qu’en soit le genre, n’est une perte de temps. Si l’on en croit mon fils qui, à 9 ans lorsque je lui disais de varier un peu ses lectures (il est passionné de BD, et ne lisait que Lucky Luke), m’a répondu.

« Maman, même en lisant Lucky Luke, je m’instruis, j’apprends l’histoire de la guerre de cessession ». Tout est instructif, tout est culture, toute lecture quelqu’en soit le thème…

Bon, si vous voulez découvrir les bienfaits de la gentillesse, n’hésitez pas

lart-detre

N’oubliez pas, gentil souvent, réaliste parfois, et soyons nous mêmes.