Repassage des seins, autre forme de violence faite aux femmes

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Lorsque j’ai ouvert mon réfrigérateur pour me préparer un petit déjeuner, je me suis retrouvée confrontée à un beurrier propre et vide, bien rangé, au frais. En temps normal, cela m’aurait exaspérée, comme cela aurait pu être une question de vie ou de mort. Un beurrier vide, le lait vide et oublié dans le réfrigérateur, la corbeille à pain pas rangée là où il faut.

Quelle importance tout ça après tout?

Ce matin, donc j’ai eu une pensée pour mes filles, pour toutes les jeunes filles de leur âge, surtout celles dont on parle peu, des femmes en devenir, qui subissent des violences physiques dont on ignore parfois l’étendu et les dégâts.  On parle souvent de violence conjugale, un post est en préparation à ce sujet, mais n’oublions pas qu’il y a d’autres types de violence, dont celle ci: LE REPASSAGE DES SEINS.

Le repassage des seins  consiste à aplatir, écraser les seins pour reculer le moment de la puberté, afin de protéger les filles du regard des hommes. Il existe plusieurs façons de détruire les seins. Si mes souvenirs sont bons, Il y a aussi la technique de la chaleur. J’ai été témoin d’une scène presque semblable, enfant, lorqu’une femme, pour faire fondre le noyau du sein naissant de son adolescente de soeur, avait appliqué un morceau de banane tout chaud.  Comme vous pouvez le constater sur cette photo (de Véronique Viguerie), c’est plutôt avec un pilon.

J’ose imaginer la souffrance de cette fille quand je sais que subir une mammographie avec des moyens techniques sophistiqués est assez insoutenable à cause de la compression du sein; alors, se voir passer le sien à la « moulinette » pour des raisons aussi controversées, peut paraitre injustifié et de la pure torture.

Le repassage des seins est une forme de protection imaginée  et validée sur des decennies par certaines mamans pour portéger leurs filles du regard « malsain » de certains hommes. Une sorte de contraception pour éviter parait-il des grossesses non souhaitées, une protection pour freiner leur puberté.

Ailleurs on fait vacciner les filles en prévision des futurs rapports sexuels, pour les protéger du cancer, ici, on les « castre » , toujours par souci de protection. Et Elles qu’en pensent-t’elles? Leur a-t-on demandé? S’est on interrogé sur le bien fondé de cette pratique ou des séquelles qui peuvent s’en suivre?

Ma fille, toujours en avance sur son époque et sa mère, m’a répondu lorsque je lui en ai parlé.

« je sais maman, j’en ai entendu parlé sur un forum et j’ai écouté des témoignagnes.  Et puis certaines de nos copines en parlent à l’école ». A croire que ça n’arrive pas qu’en afrique, ces pratiques sont aussi perpétrées semble-t-il même en Europe!

Et personne n’en parle vraiment, pas du tout même, N’oublions pas ces adolescentes et les violences qu’elles subissent, c’est bien plus important qu’un beurrier vide trouvé au frigo!

Une chanson de BRENDA FASSIE qui illustre si bien la violence faite aux femmes. Terminez avec Bust it Baby de NE YO  par pur plaisir.

14 commentaires

  1. Hallucinant…
    Mais quand est ce que notre corps cessera d’être voilé, comprimé, coupé, modifié, excisé sous prétexte que les hommes sont tous des pervers proches de la bestialité et que nous ne sommes que des objets de désirs sexuels, tentatrices de tous les vices…
    Sérieusement pour une infime partie d’humains raisonnant sur le mode sexe combien souffrent de telles pratiques ?

  2. Mon dieu, mais c’est horrible !
    Je ne connaissais pas du tout cette pratique, je connaissais l’excision mais le repassage des seins non… et le pire, c’est qu’il doit y en avoir plein d’autres comme ça qu’on ignore.

    Savoir que ça existe encore à notre époque et se sentir impuissant est vraiment difficile à vivre…

  3. D’accord avec toi sur un point Sublime cependant je voudrais tout de même souligner que cette idée a été véhiculée par les femmes. Sommes nous sûr(es) que les hommes regardent les filles parce qu’elles ont la poitrine qui se développe, sommes nous sûrs qu’une fille à qui l’on a écrasé les seins ne risque pas de se faire engrosser. Quelque part, je pense que toute l’information doit se faire pour apprendre aux femmes à se protéger de façon différentes. Eduquer les femmes; Aujourd’hui c’est fait en grande partie, mais il y a encore du travail, beaucoup de travail à faire, surtout pour celles qui n’ont pas eu la chance de s’instruire, mais aussi pour celles qui subissent l’influence (de bonne intention), de leurs mamans mal informées.

  4. ça existe encore Annouchka. Il y a quelques associations qui ont commencé le travail d’information malheureusement pas assez. Mais ça finira par porter ses fruits.

  5. Entièrement d’accord avec toi l’éducation passe par les femmes et il serait temps de leur ouvrir les l’accès à l’instruction …

  6. infame!j’ avais déjà entendu un reportage sur RFI parlant de cette pratique répandu au Cameroun .C’ est scandaleux que des femmes soient punies à cause de leur féminité !Je profite du moment pour lancer un cri d’ alarme en provenance du Burundi,ou chaque jour des femmes/jeunes filles sont violées ,démembrées,brulées vives ,menacées de mort sous couvert d’ une loi ne les protégeant pas et pire qui se veut du coté des agresseurs car figurez vous que nos élus du peuple vont promulguer une loi instaurant que seule la victime sera la + à meme à porter plainte pour violences et que personne d’autre ne le fera à sa place et que si par chance elle y parvient c’est tout juste pour voir son agresseur relaché avec toutes les conséquences +que facheuses pour la victime.
    Je vous remercie beaucoup et je suis intimement convaincue que par l’ activisme ,le civisme les conditions de vie de la femme et des enfants vont évoluer .

  7. Mounnie, je suis heureuse de lire ce cri de coeur du Burundi. c’est vrai que malgré le travail de certaines associations, le message a du mal à passer chez nos administratifs. C’est une question d’éducation je pense. La femme est pour certains inférieure à l’homme à qui elle doit soumission, obéissance…

    Mais petit à petit nous y arriverons.

    Et autre chose, j’aimerais vraiment avoir le témoignage, le votre ou celui de quelques femmes du Burundi, pour écrire un article sur la violence conjugale, pour très bientôt.

    Pourriez vous m’écrire par mail ou juste un long commentaire que je pourrai utiliser pour cet article.

    Merci d’avance.

  8. franchemen ca me fait mal dentendre cela surtou venan des oficies de la police judiciaire.c la hopnte vis a vis de OPJ. J SUI EN 2eme licence en droit et jaimerai que mon sujet porte sur la protection de la femme en droit positif burundais.il faut que cette violence cesse et que la soit protegeede la meme maniere que l homme.

  9. franchemen ca me fait mal dentendre cela surtou venan des oficies de la police judiciaire.c la honte vis a vis de OPJ. J SUI EN 2eme licence en droit et jaimerai que mon sujet porte sur la protection de la femme en droit positif burundais.il faut que cette violence cesse et que la soit protegeede la meme maniere que l homme.

  10. Merci pour ton commentaire gahebera. Je me réjouis de savoir que tu as envie d’apporter ta contribution à la protection de la femme. La tâche n’est pas facile mais cela vaut la peine d’y travailler. Si tu as un sujet particulier que tu aimerais voir traiter, n’hésite pas. je me ferais un plaisir de le diffuser

  11. Svp a ttes les mamans qui exercent cette pratique sur leurs filles arrêtés c’est notre sgr qui a voulut ke ça soit ainsi donc arrêtons de defier les loies de la nature et encore ke 7 pratik detruit la jeune fille.

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