Les grottes de Matata

Visite chez les Troglodytes

Il y a bien longtemps que je ne suis pas allée sur les routes. Le beau temps revient. Ce n’est pas le départ, mais les souvenirs de mes dernières vacances aux Palmyres.

Pour ceux qui n’y sont jamais allés, une visite des grottes de Matata s’impose. La première fois que je les ai visitées, nous avions dû écourter notre visite : les triplés étaient intenables.

Une seconde visite l’été dernier, m’a permis de profiter du site  et de m’imprégner de l’histoire.

Si vous allez du côté de Royan, arrêtez vous à Meschers-sur-Gironde pour visiter ces grottes.

L’histoire nous dit que ces grottes ont servi de refuge aux contrebandiers, aux protestants, et de logements pour miséreux.

Au vingtième siècle, la tendance des bains de mer aidant, les grottes sont devenues des restaurants et des guinguettes. Les grottes de Matata, ouvertes au public, proposent une réconstitution de l’habitat des troglodytes, un écomusée, un historique de la pêche de l’esturgeon et la mise en bouteille du Cognac.

Selon le guide, l’appelation de Matata viendrait d’une légende. L’histoire du page Permilhac de Belcastel amant de Charlotte de la Trémoille, épouse d’Henri de Condé.

Le page,  aurait aidé Charlotte à empoisonner son mari, avant de se réfugier dans les grottes où il vécut en reclus.

A la question d’un villageois qui lui aurait demandé son nom un matin, le page aurait répondu en latin : « matuta matutina ».

Les villageois, interloqués, l’auraient ainsi nommé d’après sa réponse.

Le page a fini lapidé puis emmuré vivant pour n’avoir pas assisté à la cérémonie de baptème de la cloche du village.

Dans l’une des grottes, vous découvrez la reconstitution de la vie des saintongeais du 19 ème siècle.

La vie des miséreux qui occupaient les grottes s’est considérablement améliorée avec l’afluence des touristes, attirés par les bains de mer.

Les grottes offrent une vue surprenante sur l’estuaire. A visiter au moins une fois !