Ceux que l’on n’oublie pas 1

Ce post fait parti d’une catégorie intitulée casting sur mon ex blog. Comme je vous le disais dans bloguer par plaisir où pour l’argent, je suis presqu’en fin de sauvegarde de mes récits. Je conserve ce qu’il y a à conserver, et je réédite le reste ici.

Casting c’était des instants capturés ici et là, tantôt au bureau, tantôt à la banque, à une fête, dans le train.

Ici, c’était au bureau.

J’introduis ce récit avec un proverbe de chez nous que j’aime beaucoup.

Le séjour d’un tronc d’arbre dans l’eau ne le transforme pas en crocodile.

Il y a des rencontres dont l’on se souviendra toujours. Celles pour lesquelles il n’y a besoin ni de cérémonial ni de grands discours. Des gens dont on se sent proche sans savoir pourquoi. Se sentir proche serait trop dire pour une première rencontre…

Madame G, que je tiens à remercier pour avoir eu la gentillesse et la générosité de poser pour moi était en rendez vous ce matin à mon bureau.

Lorsque je l’ai vu entrer, j’ai tout de suite été frappée par son allure, son élégance tout à fait naturelle et son port altier. Elle s’est excusée pour les 10 minutes de retard au rendez vous (vraiment insignifiant par rapport à ce que j’ai l’habitude de voir).

Tout a commencé avec la photo des triplés posée sur mon bureau. Madame G est restée en arrêt devant cette photo un court instant avant de me faire remarquer la frappante ressemblance entre ma fille et elle, ce que j’ai validé.

Nous sommes alors parties dans une discussion sur nos origines, l’esclavage, les mouvements migratoires des populations, le lien de sang qui liait les Antillais aux africains, le métissage…, avant d’aborder le sujet pour lequel elle était chez moi.

Puis nous avons enchaîné sur la mode. Plusieurs affinités à propos de nos passions. Madame G avait créé sa propre ligne dans le passé avant de se consacrer à l’éducation de son fils qui avait sept ans au moment où nous nous sommes rencontrées.

Nous nous sommes retrouvées là comme deux vieilles amies à parler famille, mode et histoire.

C’est avec générosité et naturel qu’elle a accepté de poser dans mon miniscule bureau, photos que je publie avec son approbation.

Merci encore Madame G