Marine Le pen a dit…

Pas de décisions hatives, pas de prise de position radicale avant d’avoir jugé de façon objective les faits.

http://news.abidjan.net/h/383875.html

Ne fermons pas les yeux sur les policiers tombés aux mains de quelques manifestants à Abobo, brûlés vifs, parce que pro gbagbo.

Ne détournons pas le regard de ces pauvres paysans de l’ouest, qui ont dû fuir leurs villages au lendemain des élections.

Personne n’est blanc comme neige dans cette histoire. Et les choses ne tourneraient pas toujours à la guerre s’il n’y avait toujours dans les coulisses, les gentils qui ne veulent que le bien du peuple.

Quand il y a deux « peuples » mécontents. L’incompréhension totale, le refus de voir les choses comme elles sont…

A l’ouest où vit une partie de ma famille, la geurre n’a jamais cessé. la guerre est toujours là, omniprésente. Les forces internationales sont là aussi, pour recueillir les populations, ceux qui ont réussi à échapper aux atrocités de leurs bourreaux.

Je me souviens que à quarante kilomètres de la résidence de mon père, il y a avait un campement de soldats, présents pour éviter le bain de sang.

Sous leur nez, des femmes et leurs enfants ont péri dans des puits. Certains ont eu pour dernière démeure des rivières. Des hommes et des femmes ont été exécutés.  Personne n’est venu à leur secours, c’étaient les ordres sans doutes.

Protéger la population quand vous êtes témoins de fait, si quelqu’un hurle au secours au loin, cela ne vous regarde pas.

Quel tribunal a puni ces crimes et ces exactions?

Quelle force est venue s’interposer?

Les coupables ont ils été inquiétés?

Non. Alors comprenez que même si je ne suis pas une pro gbagbo, personne ne viendra changer ce que je pense de ces arbitrages intéressés.

Tous se défendent, tous se servent du peuple, personne n’est là pour protéger le peuple. Ils ne mettraient pas l’huile sur le feu si cela était leurs intentions. Parler au nom du peuple quand deux peuples élèvent leur voix? Une abberration.

Ils périront tous sans doute, forts de leurs convictions respectives. Et si des mains ‘amies’ sont là pour servir les desseins d’une main plutôt que l’autre, qu’y pouvons nous?