Voyage dans le perche

Week-end de l’Ascension dans le perche.

Ce fût un week end mitigé mais sympathique. Une maison de campagne. Une portion sur un hectare et demi de terre où j’aurais dû entretenir un potager. Un barbecue entre deux rayons de soleil, le calme, la quiétude…. Un moment de bonheur partagé en famille.

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Puis la visite de l’abbaye de la Trappe.

 

Nous n’avons pas pu visiter l’intérieur, c’était jour de messe. Par contre, une petite promenade dans l’immense parc du monastère, très reposant.

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Georges Moustaki : il est trop tard

Il est sans doute trop tard pour en parler.

Mais pour moi ce n’est pas une course à la nouvelle, une course au buzz.

Il faut que j’exprime mon ressenti.

C’était en 1970, à la fin de la guerre du Biafra.

C’était le premier journal que je lisais. Je ne comprenais pas tout. Cependant, les images étaient très parlantes. Les morts, des milliers de morts, de pendus, du sang, des enfants dont on ne distinguait que le visage; le corps étant complétement amoindri par la faim.

C’était la souffrance. Des images qui m’ont bouleversée,  meurtrie.

J’étais tétanisée.

Puis, quelque chose a résonné à la vieille radio de mon père. Une chanson. Ce fût pour moi comme une berceuse, un cri de souffrance, des regrets, de l’espoir. Je suis sortie de ma torpeur.

Cet amalgame a eu raison de ma résistance au choc. J’ai éclaté en sanglots. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps.

J’avais neuf ans, je ne comprenais pas tout de la chanson, mais j’avais appris le refrain par cœur, je voulais chanter Georges Moustaki. C’était la première chanson française qui m’émouvait autant. J’ai commencé à apprécier la chanson française grâce à Georges Moustaki.

Il m’arrive encore aujourd’hui de chantonner « Il est trop tard » pendant mes moments de solitude, de désespoir.

Georges Moustaki était encore là pendant la dernière crise que j’ai vécue. Il sera toujours là et il y restera jusqu’à la fin.

Pensez que je suis nostalgique.  Et alors! J’assume pleinement. Je ne regrette rien.

Cette chanson est pleine de sens, de doutes, de certitudes, et surtout d’espoir.

Qu’est ce que la créativité?

Selon Scott Adams,  » la créativité autorise chacun à commettre des erreurs. L’art c’est de savoir lesquelles garder. »

Que ce soit le milieu de la mode, de l’art ou de la photographie, on retrouve souvent la pensée de Scott Adams. L’art est versatile, tellement qu’il peut parfois nous laisser perplexe. En voici un exemple https://willykean.com/2009/03/26/et-lurinoir-devint-fontaine/. L’urinoir présenté comme oeuvre d’art. L’important c’est, pour l’artiste, d’avoir assez de genie et de conviction dans ses idées. Assez pour convaincre du bien fondé et de l’esthétique de ce qu’il produit.

Cependant, Chanel disait aussi que la simplicité était la sophistication extrême. Ceci ne transparait pas dans toutes les collections que nous avons la chance d’admirer au fil des saisons.

Regardez ces modèles de :

John Galliano

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Alexander Mc Queen

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Martin Margiela

Martine Margiela

Si l’on s’en tient à la troisième chose à savoir à propos de la créativité, rien ne sert de rechercher à être le meilleur. Un créatif doit viser la différence. Vouloir être meilleur, c’est suivre les traces des autres. Il y aura toujours meilleur que vous.

Etre différent,  c’est mieux. Vous laissez vos propres empreintes.

« Don’t aim for ‘better’, aim for ‘different’. It’s funny how related “better” and “different” are. If you aim for ‘better’ that usually means you’re walking in the footsteps of someone else. There will often be someone better than you, someone making those footsteps you’re following… But if you target being different–thinking in new ways, creating new things–then you are blazing your own trail. And in blazing your own trail, making your own footprints, you are far more likely to find yourself being ‘better’ without even trying. Better becomes easy because it’s really just different. You can’t stand out from the crowd by just being better. You have to be different. »

http://blog.chasejarvis.com/blog/2011/10/ten-things-every-creative-person-must-learn/

Adhérerez vous à cette philosophie?

Lettre à tous les cougars.

J’ai un dilemme.

Garder ou suprimer le post à propos des cougars.

Que feriez vous si un de vos articles était mal compris? Je ne sais plus quoi faire. Voilà un an que l’on me confond avec une marieuse ou une agence pour cougars.

Un article a été écrit, pour expliquer que je ne suis pas une organisatrice ni une entremetteuse pour cougars et amateurs. Rien ni fait.

Presque tous les jours, je reçois des demandes  de toute part. J’en arrive à vouloir supprimer l’article.

Mais  est ce la meilleure chose à faire.

Depuis la création de ce blog, nous allons souvent de quiproquo en quiproquo.

Il a suffit que je mette la lumière sur un créateur africain pour recevoir des déclarations d’amour? Que je parle de Ketty Sina, l’ancienne Claudette, pour recevoir des témoignages de fans de cette danseuse. Un article à propos de Akissi Delta, la servante devenue réalisatrice, et des félécitations affluent de partout.

Des quiproquos. Il y en a eu. Si je devais suprimer des posts, pour des quiproquo, il n’y aurait plus de blog.

Je vous demande à vous lecteurs, ce que vous feriez à ma place.

Vos suggestions seront les bienvenues. avant que ça ne tourne au vinaigre. Oui. Après le harcèlement d’une illustratrice qui a duré des semaines il y a deux ans… Je préfère rester sur mes gardes.

Alors, COugar In ou Out?

Merci

Neige au réveil

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Qu’est ce que c’est beau, vu de ma fenêtre.

Au réveil, lorsque les arbres, habillés de leur manteau blanc,

Vous saluent, avec leurs branches brodées de poudreuse.

Un instant, j’oublie les risques de verglas, le froid…

La beauté prime sur tout le reste.

Bon week end à tous.

Renseignements généreux!

WillykeanMonsieur me reproche de trop souvent avoir recours à ces 6 numéros qui nous aident si gentillement à retrouver des adresses ou des numéros de téléphone. Rien n’y fait. J’ai un téléphone avec GPS comme la plupart de mes concitoyens, mais je suis accros. Pas que de la mode mais aussi des renseignements téléphoniques. Un trou de mémoire, et hop 118 …… si ce n’est pas l’autre.

Bref. Je savais que parfois c’était limite. Mais ce samedi j’ai été confortée dans mes doutes quand à leur capacité et leur désir de vouloir nous aider.

J »ai rendez à argenteuil à 15 h. Je viens de Levallois. Ce n’est donc pas le bout du monde. J’ai le temps d’arriver. C’est sans compter avec la SNCF;  Une annonce vient faire retomber mon enthousiasme.

 » Suite à un incident sur la voie, nous sommes dans l’obligation de supprimer le train de 14 h 30. »

Bon Pas grave. Le suivant ne devrait pas tarder. Mais le suivant est supprimé lui aussi.

Là ce n’est plus drôle du tout. Ce rendez vous est très important. Mais voilà, je ne pouvais torde le cou à personne, surtout pas aux voix qui s’emmêlent parfois les pinceaux sans l’aide de personne. Ma fille est avec moi. C’est Elodie. Celle qui ne veut pas s’asseoir dans la même voiture que maman. Sauf quand je l’accompagne chez l’esthéticienne. Pour les autres voyages, on fait mine de ne pas se connaitre. Vous verrez quand vous aurez des adolescents.

Ce jour là donc, je suis coincée avec Elodie sur le quai à Asnière. Je pianote sur le clavier de mon portable.

Au bout du fils, une drôle de voix m’invite à énoncer ma requête.

« 118…. que désirez vous? »

«  » BOnjour, pourriez vous me communiquer le numéro de téléphone du CIC argenteuil s’ilvous plait? »

« Nous effectuons votre recherche »

Jusque là tout va bien. Là ou ça se corse, c’est lorque la voix revient pour me dire:

« nous en avons trouvé plusieurs. Quel adresse? »

« Je ne  sais plus de mémoire. Citez moi toutes les adresses.  Oui c’est celle là. elle commence à me citer l’adresse. »

« Mais non, je ne recherche que le numéro de téléphone. »

Et soudain, je ne sais quelle mouche l’a piquée, elle a une envie folle  et l »extrême générosité de me donner aussi l’adresse, ainsi que le numéro de téléphone de l’ophtalmo voisin de la banque.

« Non merci. Contentez vous de me donner le numéro de la banque. »

« Mais il y a aussi un medecin à coté. »

« Je n’ai demandé que le numéro de la banque, suis-je obligée de prendre les coordonnées du médecin? »

Et là; c’est trop compliqué pour elle. Alors, elle me  passe son responsable, il est sensé mieux m’aider. Malheureusement, le responsable reprend le même schéma que la dame. Agacée, je leur raccroche au nez. Ma fille près de moi, commence à avoir des soubressauts. Elle se retient de s’esclaffer sur le quai. Elle regarde autour d’elle. La honte, tout les regards convergent dans notre direction.

Excusez moi, mais quand je suis énervée, je suis bonne pour faire l’annonce dans les gares SNCF, sans haut parleur.

« Mais maman, ce n’est pas la peine de crier. »

« Mais si je vais crier, il y a de quoi crier. »

Lorsque je lui donne les détails de notre conversation, elle devient intenable. Le vrai fou rire que j’ai avec ma fille pour une fois. Nous avons rit comme deux idiotes au point de froler la catastrophe.

« Bon écoute, j’essaie avec l’autre numéro. »

J’ai du mal à me contrôler. parce que pour ceux là, je me repète le numéro tout haut, et je pars d’un fou rire parce que leur numéro me ramène toujours à leur pub. Les deux « gars », très pop, avec leur bandeau et leur coiffure. Morte de rire. Je renvoie ma fille plus loin, elle me déconcentre. Sur le quai, nous passons pour deux folles.

BOn silence. La sosnnerie retentit, et j’éclate de rire. Au bout de 3 secondes, je m’excuse, « je voudrais… le nu- méro du CIC. »

Ce n’est pas possible, je n’en peux plus de rire, j’ai mal aux côtes.

Désolée madame. Et soudain. Clac.

Elle a raccroché.

« Elle t’a raccroché au nez? »

« Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh. ça me tue. Ne t’approche pas de moi maman. Je n’en peux plus de rire. Elle t’a raccroché au nez! »

« Oui et elle a raison. Je n’ai pas arrêté de lui rire aux nez! »

Puis je fais une dernière tentative. Je me contrôle tant bien que mal.

Et rebelotte. Mon interlocutrice insiste pour me communiquer le numéro de la banque, plus celui du médecin à côté. Bon je vous passe mon responsable, il saura vous aider.

Je ne laisse pas le temps au responsable de me harceler à nouveau avec le numéro du medecin.

Je pose mes conditions d’emblée.

« Voilà j’ignore pourquoi tout le monde tient à me donner un numéro de medecin. Vous seriez gentil de ne donner que le numéro de la banque que j’ai demandé. Merci de votre compréhension. »

Tout cela dit d’un trait. par peur de m’esclaffer à nouveau.

Il s’est exécuté. j’ai enfin eu mon numéro. Le train n’était toujours pas là et je savais que la banque avait déjà fermé.

Et lorsque le train est enfin arrivé, nous sommes restées ensemble, assises côte à côte. Un seul regard dans la direction l’une de l’autre suffisait pour déclencher le rire. Ce fût une agréable après midi. Malgré mon rendez vous manqué.

Merci les renseignements. Et de grâce pas de zèle. Le numéro d’une banque, ce n’est pas avec supplément.

Contentez vous de renseigner la requête, uniquement la requête.

Journal d’une garde robe N°20

La mode est un éternel renouvellement.

Nous voilà à nouveau télescopés dans les années 80.

Au grand bonheur de certaines. Si ce n’est pas le cas pour vous, ne désespérez pas. Il arrivera un retour mode à votre goût.

Irène Von Furstenberg m’a coupé le souffle. Cette robe ample, à encolure bateau, avec ses manches kimono… Exactement ou presque la même robe marine, pièce maitresse de ma garde robe en 1980. je la retrouve enfin. Fraiche et gaie, elle me fera passer un été merveilleux.

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Pour mettre au gôut du jour mon denim,  cette petite robe bustier Chanel sera parfaite.

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Et enfin pour se rendre à un rendez vous galant, quoi de mieux qu’une robe brodée de fleurs. Elle est fraîche et d’une élégante simplicité. Je me passerais du collier.

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Je jouerais  la décontraction, un brin Mickael Jackson dans cette tenue de Jean Paul Gauthier.

Quatre modèles phares pour une garde robe allégée, Qu’en dites vous?

Steve Kardynal

Quoi de plus jouissif qu’un réveil avec Steve Kardynal.

Une semaine de repos bien mérité.

Pas de stress. Les posts de Steve kardynal mettent de bonne humeur dès le réveil. Futiles, ridicules, mais drôles. Très talentueux dans son genre.

Tout le monde n’est pas obligé de l’apprécier. Comme je vous l’ai dit, pas de stress, pas d’agressivité non plus. Il vous insupporte, tournez la page. mais de grâce pas de commentaire désobligeant qui viendraient me gâcher la journée.