LUCKY DUBE: il faut du respect, parce que c’est ce dont le monde a besoin

« Nous avons essayé l’amour, l’unité, la camaraderie, mais ça ne semble pas beaucoup marcher pour nous. Il faut du respect, parce-que c’est ce dont le monde a besoin »

 Je vous suggère  I am a prisoner Parce que BACK TO MY ROOTS a été supprimé.

Ecoutez le, vous ne regretterez pas. Et si vous n’aimez pas ce genre de musique, au moins vous aurez eu connaissance  éphémère de son travail. Personne ne vous en voudra!

Au départ il était question de vous faire écouter Prince Nico Mbarga, puis au cours de mes recherches sur le net. Je suis tombée sur une page annonçant le décès de Lucky Dube en 2007.

Une année a passé et je le réalise que maintenant. Quel gâchis. Lucky Dube faisait parti de ces chanteurs qui ont  animé nos boums d’adolescentes. Je continuais d’écouter sa musique sur Youtube tout en ignorant qu’il n’était plus de ce monde.

Le chanteur de reggae aurait été tué par balles par des individus qui voulaient voler son véhicule.  la star internationale de reggae, inspiré par Peter tosh et Bob Marley (Stir it up), avait commencé à s’intéresser au reggae en 1985 afin de délivrer un message anti apartheid. Lors de la sortie de son dernier album, « Respect », Lucky Dube avait déclaré combien il était fier des progrès réalisés en Afrique du Sud depuis la fin de l’Apartheid en 1994.

Ce défenseur de la paix qui s’interrogeait sur les crimes perpétrés en Afrique du Sud, a été victime de cette violence malheureusement ordinaire, dans un pays où l’on compte plus d’une cinquantaine d’homicides par jour.

Repose en paix Lucky Dube

 

 


KHAWULEZA, Myriam Makeba

Going on stage to sing is like stepping into a perfect world. The past means nothing. Worries about the future do not exist. All that matters is the music. I live for this…. My voice is heard by the people when I speak about the evils that are strangling South Africa. Every day there is more and more to say—there is more urgency and more tragedy. The concert stage: This is one place where I am most at home, where there is no exile.

Myriam Makeba, My Story

Monter sur scène pour chanter c’est comme pénétrer un monde meilleur.  Le passé n’a plus d’importance. Les soucis pour le lendemain n’existent plus. Tout ce qui compte désormais c’est la musique. Je vis pour la musique…. Je me fais entendre dans le monde entier lorsque je dénonce les démons qui étranglent l’Afrique du Sud. Il y a toujours quelque chose à dire il y a toujours plus d’urgence et de tragédie à dénoncer.

La Scène: c’est l’endroit où je me sens le plus chez moi, l’endroit où l’on ne connait aucun exile. 

Myriam Makeba a succombé le 9 novembre à une crise cardiaque à la suite d’un concert en Italie. Elle avait 76 ans. « Mama Africa », comme certains la surnommaient, avait été la première chanteuse africaine à rencontrer un succès international. Mais la grande dame fut aussi  une combattante de tous les instants, se servant de sa notoriété pour défendre ses convictions sur la planète entière.
Myriam Makeba est allée jusqu’au bout de ses rêves. La scène était sa maison, la scène était sa patrie. Jusqu’au bout et elle fait sa révérance sur scène.
Je fais une rétrospective des chansons qui m’ont le plus marquée.

KHAWULEZA

Posté par Smallstillvoice sur Youtube

N’est pas parmi ses premiers titres mais c’est l’une de celle dans lesquelles elle faisait entendre sa voix. Une chanson où elle dénonçait l’apartheid.

Dans ces années là, l’alcool était interdit aux noirs en Afrique du sud et, c’est ainsi que sont nés les Shebeen. Shebeen, c’est une appellation attribuée aux bars clandestins. Et lorsque la police faisait un raid dans les townships, les enfants couraient et hurlaient : « Khawuleza mama », qui signifie « dépêche toi maman, ne te fais pas prendre »

In those days it was illegal for blacks to drink in South Africa and because of this, the shebeen was born. Shebeen is the name for illegal drinking houses. And whenever the police would raid the townships, little kids would run around yelling « Khawuleza mama » which means « hurry mum don’t get caught ».

Myriam malheureusement s’est fait prendre. Elle a fait de la prison. Mais cela ne l’a pas réduite au silence.

Pata Pata

Qui (parmi les africains) n’a pas écouté et dansé Pata Pata?

J’ai aimé cette chanson comme beaucoup d’entre nous, enfants et adultes. Myriam savait faire oublier vos soucis, elle faisait rêver avec ses chansons au rythme sud africain.

POLE MZEE une autre en hommage à Kenyatta (KENYA)

Je viens de découvrir ces deux titres: très touchant! 

myriam and Paul Simon

Mbube

Kilimandjaro était l’une de ses chansons les plus populaires du début.



Johnny Clegg, le Zoulou blanc

Ce soir, le voyage musical nous mène en Afrique du sud chez les Zoulou.

Ce que j’aime le plus chez ce peuple, c’est leur danse guerrière, assez physique et rythmée. C’est ce qui se rapproche de loin de ce que je connais des peuples de la forêt à l’ouest de la Côte d’ivoire. Ne dit-on pas que la musique adoucit les moeurs? Et unifie les peuples.

La danse guerrière, est une danse à la fois mysthique et puissante pour accompagner les affrontements, du temps des conflits tribaux. Aujourd’hui, elle a revêti une autre mission. Celle de divertir pendant les funérailles d’un personnage important dans la société tribale, selon le rang occupé.

C’est un art, dont l’enseignement se transmet de génération en génération. Très sexiste aussi, elle est organisée de sorte que les hommes en sont les vedettes et les femmes observatrices ou accompagnatrices.

Qui ne connait pas l’histoire de Johnny Clegg Le Zoulou blanc? Je ne vais pas vous la conter ici ce soir, seulement vous inviter à voir ceci, si ce n’est déjà fait.

Brenda fassi, reine du Township!

Ce soir, notre voyage musical nous amène en Afrique du sud. Et la star sera Brenda.

Brenda Fassie fût longtemps considérée comme la voix du peuple noir pendant l’Apartheid. Elle était connue sous le nom de Reine de la pop africaine.

A 16 ans, elle a dû quitter Le Cap pour Johannesbourg afin de débuter une carrière de chanteuse. Ses débuts, parsémés d’embûches, n’ont pas réussi à la détourner de sa vocation.

Ses prises de position ne lui ont valu des ennuis avec le régime en place. Plusieurs de ses disques ont été interdits à cause de certaines chansons de son répertoire.  A l’opposé de cet acharnement dont  faisait preuve l’administration, Brenda gagne la sympathie du peuple des townships dont elle s’inspire pour ses chansons.

Ici une chanson qui illustre la violence conjugale

Depuis 1996, elle a sorti plusieurs albums solo tels que « Memeza«  (1997), l’album le plus vendu en Afrique du Sud et au délà des frontières.

Brenda est décédée à 39 ans le 9 mai 2004.

Son fils Bongani ‘Bongz « Fassie suit les traces de sa mère. Il a même dédié sa chanson « I am sorry » à Brenda.

Brenda n’est plus mais son souvenir restera à jamais gravé dans nos mémoires (dans la mienne en tout cas)

http://fr.youtube.com/watch?v=jxOepJiw4K4

http://fr.youtube.com/watch?v=i9MUvfmY604