Renseignements généreux!

WillykeanMonsieur me reproche de trop souvent avoir recours à ces 6 numéros qui nous aident si gentillement à retrouver des adresses ou des numéros de téléphone. Rien n’y fait. J’ai un téléphone avec GPS comme la plupart de mes concitoyens, mais je suis accros. Pas que de la mode mais aussi des renseignements téléphoniques. Un trou de mémoire, et hop 118 …… si ce n’est pas l’autre.

Bref. Je savais que parfois c’était limite. Mais ce samedi j’ai été confortée dans mes doutes quand à leur capacité et leur désir de vouloir nous aider.

J »ai rendez à argenteuil à 15 h. Je viens de Levallois. Ce n’est donc pas le bout du monde. J’ai le temps d’arriver. C’est sans compter avec la SNCF;  Une annonce vient faire retomber mon enthousiasme.

 » Suite à un incident sur la voie, nous sommes dans l’obligation de supprimer le train de 14 h 30. »

Bon Pas grave. Le suivant ne devrait pas tarder. Mais le suivant est supprimé lui aussi.

Là ce n’est plus drôle du tout. Ce rendez vous est très important. Mais voilà, je ne pouvais torde le cou à personne, surtout pas aux voix qui s’emmêlent parfois les pinceaux sans l’aide de personne. Ma fille est avec moi. C’est Elodie. Celle qui ne veut pas s’asseoir dans la même voiture que maman. Sauf quand je l’accompagne chez l’esthéticienne. Pour les autres voyages, on fait mine de ne pas se connaitre. Vous verrez quand vous aurez des adolescents.

Ce jour là donc, je suis coincée avec Elodie sur le quai à Asnière. Je pianote sur le clavier de mon portable.

Au bout du fils, une drôle de voix m’invite à énoncer ma requête.

« 118…. que désirez vous? »

«  » BOnjour, pourriez vous me communiquer le numéro de téléphone du CIC argenteuil s’ilvous plait? »

« Nous effectuons votre recherche »

Jusque là tout va bien. Là ou ça se corse, c’est lorque la voix revient pour me dire:

« nous en avons trouvé plusieurs. Quel adresse? »

« Je ne  sais plus de mémoire. Citez moi toutes les adresses.  Oui c’est celle là. elle commence à me citer l’adresse. »

« Mais non, je ne recherche que le numéro de téléphone. »

Et soudain, je ne sais quelle mouche l’a piquée, elle a une envie folle  et l »extrême générosité de me donner aussi l’adresse, ainsi que le numéro de téléphone de l’ophtalmo voisin de la banque.

« Non merci. Contentez vous de me donner le numéro de la banque. »

« Mais il y a aussi un medecin à coté. »

« Je n’ai demandé que le numéro de la banque, suis-je obligée de prendre les coordonnées du médecin? »

Et là; c’est trop compliqué pour elle. Alors, elle me  passe son responsable, il est sensé mieux m’aider. Malheureusement, le responsable reprend le même schéma que la dame. Agacée, je leur raccroche au nez. Ma fille près de moi, commence à avoir des soubressauts. Elle se retient de s’esclaffer sur le quai. Elle regarde autour d’elle. La honte, tout les regards convergent dans notre direction.

Excusez moi, mais quand je suis énervée, je suis bonne pour faire l’annonce dans les gares SNCF, sans haut parleur.

« Mais maman, ce n’est pas la peine de crier. »

« Mais si je vais crier, il y a de quoi crier. »

Lorsque je lui donne les détails de notre conversation, elle devient intenable. Le vrai fou rire que j’ai avec ma fille pour une fois. Nous avons rit comme deux idiotes au point de froler la catastrophe.

« Bon écoute, j’essaie avec l’autre numéro. »

J’ai du mal à me contrôler. parce que pour ceux là, je me repète le numéro tout haut, et je pars d’un fou rire parce que leur numéro me ramène toujours à leur pub. Les deux « gars », très pop, avec leur bandeau et leur coiffure. Morte de rire. Je renvoie ma fille plus loin, elle me déconcentre. Sur le quai, nous passons pour deux folles.

BOn silence. La sosnnerie retentit, et j’éclate de rire. Au bout de 3 secondes, je m’excuse, « je voudrais… le nu- méro du CIC. »

Ce n’est pas possible, je n’en peux plus de rire, j’ai mal aux côtes.

Désolée madame. Et soudain. Clac.

Elle a raccroché.

« Elle t’a raccroché au nez? »

« Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh. ça me tue. Ne t’approche pas de moi maman. Je n’en peux plus de rire. Elle t’a raccroché au nez! »

« Oui et elle a raison. Je n’ai pas arrêté de lui rire aux nez! »

Puis je fais une dernière tentative. Je me contrôle tant bien que mal.

Et rebelotte. Mon interlocutrice insiste pour me communiquer le numéro de la banque, plus celui du médecin à côté. Bon je vous passe mon responsable, il saura vous aider.

Je ne laisse pas le temps au responsable de me harceler à nouveau avec le numéro du medecin.

Je pose mes conditions d’emblée.

« Voilà j’ignore pourquoi tout le monde tient à me donner un numéro de medecin. Vous seriez gentil de ne donner que le numéro de la banque que j’ai demandé. Merci de votre compréhension. »

Tout cela dit d’un trait. par peur de m’esclaffer à nouveau.

Il s’est exécuté. j’ai enfin eu mon numéro. Le train n’était toujours pas là et je savais que la banque avait déjà fermé.

Et lorsque le train est enfin arrivé, nous sommes restées ensemble, assises côte à côte. Un seul regard dans la direction l’une de l’autre suffisait pour déclencher le rire. Ce fût une agréable après midi. Malgré mon rendez vous manqué.

Merci les renseignements. Et de grâce pas de zèle. Le numéro d’une banque, ce n’est pas avec supplément.

Contentez vous de renseigner la requête, uniquement la requête.

Une centenaire qui défie la mort.

Même pas peur!!

Un autre coup de fils est venu s’ajouter à la routine de l’après guerre.

Toujours pareil. La mort rode partout. Mais pour une fois, j’ai souri. J’ai souri parce que c’est ma tante. Celle qui nous faisait rire: enfants, neveux, nièces, petits enfants.

La dernière fois que je l’ai vu en 2007, elle avait encore toute sa tête, sauf par moment, où elle confondait enfants, soeurs et nièces. Son dernier message à son fils, mon cousin? Il faut que je retrouve cette vidéo.

Elle disait combien elle avait horreur des morgues. Oui, elle  prévoyait sa fin. Elle nous mettait tous en garde contre cette éventualité. Elle menaçait de hanter nos nuits jusqu’à la fin de nos jours si jamais on osait la mettre en conservation à la morgue. Elle est frileuse vous savez, alors « surtout pas vos maisons de glace » menaçait elle.

J’ai souri en repensant à ses paroles. Et de savoir que la famille est désespérement à la recherche d’une morgue pour la conserver. Guerre oblige, tout est saturé. Et ma pauvre tante pourrait se retourner dans son sommeil éternel si elle savait ce qui se tramait.

Elle a défié la mort. Je vais vous dire pourquoi. Il y a une semaine, je m’inquiétais pour elle, pour tous les autres aussi mais surtout pour elle. Embargo, manque de soins, faim, trois mois de privation. Des combats à proximité de chez mon cousin. Des balles perdues sémant la mort et la désolation autour d’eux. Ils ont survécu avec une ration de un kilo de riz par jour pour vingt personnes. Chez les voisins des corps ont tenu compagnie aux vivants pendant des semaines.

Ma tante a tenu le choc.

Il y a deux jours ma soeur m’a dit qu’elle savait ce qui l’avait aidé.

« elle ne voulait pas mourir comme une chienne sans sépulcure, elle voulait être enterrée dignement, voilà pourquoi elle a attendu ». Elle a attendu deux jours après leur « résurrection » pour rendre l’âme, pour aller réjoindre ses ancêtres. Elle a connu une guerre jeune, elle tire sa révérance avec une autre.

Elle a préféré mourir dignement. Pour la morgue, je crois que nos nuits seront un peu hantées car, cet après midi, ma soeur m’a dit qu’ils recherchaient activement une morgue pour la conserver ne serait ce que deux ou trois jours, le temps d’organiser l’enterrement.

Désolée ma tante, tu auras un peu froid pendant quelques jours. Ne nous en veut pas. Et bonne route à toi. Bravo pour ton courage. Et honte à ceux qui ton gâché la fin de ta vie.

Et une petite pensée pour mon père qui va enterrer sa soeur, loin de chez elle, loin de la maison qu’elle a bâti avec son époux. Elle sera enterrée ailleurs et lui la regardera partir sans avoir la force de tenir sur ses jambes. Il l’accompagnera par la pensée. C’est tout ce qu’il aura la force et le droit de faire. Je suis plus attristée pour lui.

Mais nous n’avons pas le choix. C’est ainsi.

Comment se faire épouser en six mois?

Vous croyez avoir trouvé la perle rare. Vous en avez marre de vivre seule, il est grand temps d’avoir une « liaison » officielle.

Voilà quelques astuces délirantes pour vous faire épouser en six mois.

1– prenez le taureau par les cornes. La convenance voudrait que l’on attende que les hommes viennent nous chercher. Que faites vous alors de internet avec ses nombreux sites de rencontres ou des grands journaux, avec leurs rubriques annonces matrimoniales? Passez une annonce bien ciblée et patientez.

2– sélectionnez deux ou quatre candidats au mariage. et donnez à chacun une chance de gagner votre coeur.

3– A la première rencontre, éssemez quelques rajouts au pied de votre chaise. Un bon moyen pour savoir s’il reste malgré votre calvitie naissante.

4– arrivez deux heures en retard au premier rendez vous. S’il est encore là, vous aurez la certitude qu’il est très patient et motivé.

5– au premier vrai rendez vous en tête à tête, venez avec votre meileur ami, vous verrez si votre futur  mari potentiel a le sens de l’humour.

6– Brûlez la cocotte de bourguignon du premier diner chez vous. S’il garde encore le sourire après le passage des pompiesr, vous pouvez commencer à échaffauder des plans d’organisation de votre futur union.

7– Faites un briefing avec toute sa famille lorsqu’il décide de vous présenter: faites leur une liste claire et précise de ce que vous préférez recevoir comme cadeau. Faites la promesse d’assomer le premier qui vous fait cadeau d’une casserole ou d’une poele : s’ils sont encore là jusqu’à la fin du diner, alors vous avez gagné.

8 -le matin du jour J, une heure avant l’échange des voeux à la mairie, demandez lui de déboucher l’évier : vous avez préparé le poisson la veille et vous ne pouvez plus évacuer l’eau.

La liste pourrait se prolonger mais je ne m’en tiendrai qu’à celle là.

Ceci n’est qu’une manière ludique et humoristique de voir les choses, disons plutôt tout ce qui pourrait en décourager plus d’un.

Je vous laisse donc donner vos astuces pour se faire passer la bague au doigt en six mois. Facile non?

A vous de jouer.

Animal sauvage échappé du zoo en vue!

http://www.one-voice.fr/fr/node/902

Deux ans déjà que je tourne cette phrase dans tous les sens. Deux ans que j’essaie de me persuader que je ne suis pas susceptible, que mon interprétation de ce commentaire est tout à fait objective. Deux ans que je me demande quelle attitude adopter face à ce genre de commentaire.

« Evitez quand même le total look au risque de ressembler à une panthère hystérique récemment sortie d’un zoo »

Si vous avez du mal à lire l’intégralité du texte, demandez moi, je vous le transcrirez.

Alors oui, je suis susceptible quand une suppression de train me fait arriver  en retard à un entretien de travail et que l’assistante, puis le dit employeur me demandent si c’est tous les jours pareil.

Susceptible quand cette même personne me demande si je suis susceptible. Ou qu’on ne sache pas encore l’orthographe de mon nom de famille après quatre années de bons et loyaux services dans une entreprise.

Pardon d’être susceptible, vous ne l’êtes pas vous? Aucune importance. Il faut bien qu’il y en ait, des gens susceptibles comme moi.

Attention, je ne suis pas enocre un tigre, ni une panthère, mais je risque de le devenir si vous me mettez en contact avec certains objets, des bijoux par exemple. Vous allez bientôt comprendre de quoi je parle.

Accro de magazines de mode et multiples autres choses futiles, j’épluchais les pages d’un de mes magazines préférés il y a quelques années, lorsque je tombe sur un petit article en médaillon, qui parle de bijoux ethniques.

Je n’aime pas  ce mot mais soyez rassurés, je l’utilise moi aussi à force.  Je tombe donc sur les bijoux d’une créatrice, mis en lumière par une journaliste. Je ne suis pas journaliste, et je fais la même chose. Quand j’aime, j’en parle. Sans faire de compaison qui pourraient heurter la susceptibilité des gens comme moi.

Je me suis énervée, face à ma page, j’ai pesté un moment à voix haute. Puis je me suis soignée et guerie toute seule. A défaut de passer pour une personne susceptible, j’ai décidé de garder un happy face et d’en rire.

Smile Willykean, smile, the world is wonderful. Isn’t it?

Je refuse aujourd’hui de me laisser offusquer par ce genre de message, alors je fais fonctionner mon sens de l’humour. Si dans mon boubou, j’ai l’air d’une femme de ménage, j’accepte d’être une panthère hystérique échappée du zoo avec mes bjoux ethniques.

Je tiens à signaler à tous ces créateurs, ces disigners et ces journalistes, et moi même ici présente, que ethnique n’est  peut être pas approprié. Quand l’on sait que dans le pays d’où je suis originaire, il n’y a pas moins de soixantes ethnies et que les habitudes alimentaires, vestimentaires et les coutumes peuvent différer selon les régions et groupes ethniques.

A moins que ce ne soit là une façon de sous évaluer l’art des pays du sud. Pour être plus juste, je dirais bijoux africains, tibétains, indiens… ce serait déjà une infime reconnaissance des peuples d’où l’on n’ hésite pas aujourd’hui à puiser son inspiration.

Je suis une panthère hystérique échappée d’un zoo et j’ai le sens de l’humour!!!

Et si l’envie vous prend de courir de gros risques, de devenir des mananimals, visitez ces sites listés ci- dessous.

 
 
 

Si tu es pressé, tu marches: c’est certainement plus sûr et rapide

Je vous avais promis le retour de Requiem pour un voyage.

Après un voyage mouvementé, un repos bien mérité était necessaire. Nous avons donc passé deux nuits chez ma mère avant de prendre congé. Le retour était prévu pour le surlendemain. Mon beau père devait faire le voyage avec nous. Il était chef de village, convoqué à une réunion en ville pour 9 heures.

Il nous a assuré: « ne vous inquiétez pas. J’ai réservé la voiture pour demain. » Je me demandais comment il pouvait réserver la voiture puisque c’était la seule voiture de toutes façons et que c’était un moyen de transport en commun.

Mais bon, si le chef a réservé, alors nous lui faisons confiance, ou nous le prétendons.

A 6 j’étais réveillée, après mon père. Ma mère s’affairait à la cuisine. Mais il lui manquait quelque chose. Elle a déserté sa cuisine un bon moment. Son absence m’inquiétait d’autant plus que je ne voulais pas rester plus longtemps. Il ne fallait pas râter la voiture.

« Du calme, ma fille, du calme, j’ai dit au chauffeur que je partais avec lui« . Alors il ne pourra quitter le village que si je prêt. » Bon c’est presque rassurant, mais quand sera t il prêt. Impossible de la savoir.

Il fait la tournée du village, va dire bonjour aux uns et aux autres. Et ma mère est introuvable. La tension commence à monter, pour moi, pas pour les autres. avec mes habitudes européanisées, je regardais régulièrement à ma montre.

Mais où a donc pu passer ma mère? Une heure plus tard, je la vois arriver, triomphante, une énorme grenouille dans la main. pauvre grenouille.

«  » voilà, j’ai fini par trouver! une grenouille, toute fraîche! »

En fait, elle a réalisé après avoir mis le riz à cuire, qu’il n’y avait rien pour la sauce d’ou la tournée du village en quête de gibier ou de poisson. Elle n’a trouvé qu’une granouille. Mais rien à voire avec les pauvres grenuoilles aux cuisses maigres que nous connaissons ici. Une vrai grenouille.

Et mon père et moi, en bon rabat joie.

« une grenouille, j’aime pas la grenouille« . Mon père n’a pas fait mieux. Il a dit:

« Ma mère  qui m’a mise au monde ne m’a jamais nourri avec une grenouille de toute sa vie! Ce n’est pas  aujourd’hui que je vais commencer »

Le seul qui a encouragé ma mère fût le chef.

« Eh bien moi j’adore la grenouille. Ce sera pour moi. »

Le temps de cuisiner la grenouille, de prendre le petit déjeuner (brisures de riz, plus soupe à la grenouille, plus aubergine pour nous), il était 10 heures et demi.

Les passagers sont dans la voiture, ils nous attendent.

Ouf nous pouvons enfin partir. Tout va bien. Me voilà à nouveau installée dans mon face à face, cette fois à la même enseigne que mon mari. Le chef s’étant octroyé la meilleure place, celle de devant.

Nous roulons tant bien que mal depuis une demie heure quand soudain j’entends comme un tir au pistolet. Une roue venait de crever? Nos têtes ont fait des aller retour. Le chaffeur a réussi à s’arrêter. Tout le monde descend. Je m’asseois sur mon sac.  Si vous avez vu Bagdad café, vous pouvez comprendre la situation.

Nous venons de créver. C’est la seule voiture dans les environs, Il faut que l’apprenti aille en ville pour ramener une roue de secours. Mais comment.

Je ne suis même pas énervée, je n’ai plus le courage. Je m’adapte à la situation. Nous attendons. Nous prions. Et lorsque que nous croyons que nos prières ont été exhausées, il n’en est rien.

Une voiture en vue. L’apprenti fait de grands signes, tout ce que nous avons réçu, c’est la poussière dans les yeux et les cheveux. C’était la voiture du curé de la région. Et l’aide au prochain alors? Il  n’a même pas ralenti!

Mais rassurez vous, cela n’a  pas égratigné ma foi.

C’est de nouveau la désolation. Alors il vient une idée au chauffeur et à son apprenti. Ils ont une vieille roue de secours. A la vue de la dite roue, nous avons failli tomber dans les pommes.  La roue a un énorme trou rapiécé. Protégée par trois tours de larges élastique à sauter, et l’affaire était réglée. Nous repartons, mais même une tortue au rallye de monaco serait passée devant nous. Nous réussissons à nous trainer jusqu’au village le plus proche. Et là rebelotte. La roue de secours racommodée  n’a pu nous sortir d’une énorme flaque. Le moteur s’était noyé.

Encore un arrêt. L’apprenti est parti en ville avec un chauffeur de ce village là. Pour nous ramener une roue convenable, et aider le moteur à redemarrer.

J’avais arrêté de regarder à ma montre depuis longtemps. ça n’avait plus aucune importance.

Nous sommes enfin arrivés en ville à midi. Et là, à l’entré de la ville. un policier qui fait du zèle. Contrôle des papiers de la voiture, des bagages, et des passagers. Nous avons vite présenté nos papiers puis fini le reste à pied. Le chef de village. s’est renseigné auprès des gens qui sortaient de la sous préfecture: la réunion était terminée depuis longtemps. Il n’avait plus qu’à chercher un autre moyen pour rentrer au village.

Ouf, je suis revenue à la « civilisation ». Mais quelle aventure. Quand je vous le disais. Désormais, c’est voiture de location avec chauffeur. Vous lui dites quand vous désirez partir, ou vous arrêter….

C’est mieux qu’un face à face.

Attention, chien méchant!

chien_mechant

Des panneaux comme celui-là vous en avez tous rencontré devant certaines maisons. Chez nous c’est vraiment très IN  d’accrocher des écriteaux même quand on n’est pas propriétaire de canins!

Méfiez vous tout de même, si vous ne voulez pas qu’il vous arrive ce qui m’est arrivé à moi!

Il y a très longtemps, c’était du temps des cours de récréation et de la marelle. Mon père avait ramené un chiot, un bâtard berger allemand. Il était tout mignon et haut comme … comme un chiot voilà. Mais moi, même les chiots ne sont pas amis avec moi. Ils me font peur. Ridicule vous dites?

C’est ainsi. Ce chiot joueur et très calin, profitait des genoux de toute la famille sauf moi.

Mais il ne s’agit pas de notre Patience. On l’appellait Patience. Celui qui avait fait de moi la risée de toute l’école encore une fois, c’était le chien de ma camarade de classe.

Elle habitait tout près de l’école, comme moi, pendant la récréation, nous avions le privilège de courir à la maison, pour notre gôuter. Ce jour là, elle me proposait d’aller plutôt chez elle. C’était la première fois. Et d’autres filles étaient de la partie. Nous approchions gaillardemment de sa maison, lorsqu’elle crut bon nous mettre en garde.

« Attention les filles, il y a un chien! »

Et moi, un peu moqueuse,

« ah oui c’est écrit: attention chien méchant! »

Et nous voilà prises de fou rire.

Malheureusement, comme on dit chez nous  » je n’ai pas rit longtemps avec mes dents ».

Soudain, surgi de nulle part, un chien, je ne pourrais vous dire quelle race. Pour moi, un chien est un chien. Son chien, pas plus haut que le mien, mais l’air très féroce, bondit dans notre direction. C’était un sauve qui peu général. Les filles parties dans des directions différentes. Et moi, prise de panique, et pas très sportive à l’époque, j’ai choisi la facilité, et l’idiotie aussi.

J’ai cru bon de me précipiter dans la cour de ma camarade. Il fallait y penser non? Un chien vous fait peur, la meilleure solution que vous trouvez c’est de vous réfugier sur son territoire.

Le chien n’ayant personne d’autre à pourchasser, me colle aux talons, je n’ai pas le temps de réfléchir. Je répère un arbuste dans la cour. avec quelques feuilles fraîches à la cime; ça paraissait suffisant. Me voilà transformée en Tarzan du matin. Je m’attaque à l’arbuste tel un lézard et j’essaie de grimper afin de me protéger du chien. Avant même d’avoir été 30 centimètres au dessus du sol, j’entends un crac, crac et craaaaaaaaaacccc.

Voilà willykean au sol. avec son arbuste. Le chien méchant m’observe, penche la tête comme pour se demander ce que je fais avec un arbuste dans les bras. Il n’a plus envie d’être méchant. Avec une proie ridicule, vulnérable, il n’avait plus envie de jouer au méchant.

Et moi, j’ai attendu que ma camarade lui remette sa laisse avant de me remettre sur mes deux jambes.

Si on dit souvent chez moi:

« C’est l’homme qui a peur sinon y a rien »

Moi je dis, « Si l’homme a peur, y a sûrement un chien méchant »

Je vous le dis, si un écriteau, l’indique, soyez sur vos gardes, même si vous n’y croyez pas!

Journal d’une garde robe 2

De temps à autre je pousse mes délires jusqu’à renouveler virtuellement, je dis bien virtuellement, ma garde robe: je fais le film de ma garde robe.

La question que je me pose souvent, c’est de savoir qui du créateur, du photographe ou du publicitaire est le plus imaginatif, ou « fou ». J’explique: quand je feuillette les magazines de mode, je ne peux m’empêcher de rester estomaquée par leur imagination débordante qui parfois laisse le lecteur sans voix.

Je vous disais hier dans « C’est quoi çaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa » que à une des pages de mon magazine, la petite fille m’avait demandé si c’était un chien. Ce qui ressemblait à un chien pour la petite, c’était une très belle robe toute en poils et l’artistique en avait fait presqu’une boule de poils, comme un chien.

La frontière entre la créativité et la provocation est très mince mais est ce une raison de toujours faire plus, trop, de se surpasser et de laisser les consommateurs complétement « paumés » face à cette expression artistique du moins bizarre.

Bref, venons en au fait, à ma garde robe, au film de ma garde robe.

Je m’amusais déjà à me constituer des garde robes dans mon autre blog. La rubrique était intitulée « SOOOOOOOOOOO FASHION! Ici, c’est le film de ma garde robe, il peut soit célébrer un ou plusieurs créateurs, soit présenter quelques prouesses artistiques insolites, des créations assez  marquées.

Tenez par exemple, pour le prochain bal du 14 juillet, ma tenue est toute trouvée.  je serai le porte drapeau de toute une ville comme du temps des années CP où les plus méritant étaient sélectionnés pour défiler en première ligne, le drapeau à la main, exactement comme pour le passage en revue de l’armée sur les champs Elysées.

le film d'une garde robe

Et si les autres ne sont pas satisfaits de leur sort, je leur fait peur avec mon arme comme ici.  Oui, pour faire passer la pilule en douceur, une tenue ultra moulante, des talons auguilles, un air de Dartagnan à la fois comique et terrifiant, mais non, elle ne fait même pas peur mais je ne saurai vous exprimer ce qu’elle dégage, c’est super non?

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Pour aller au bal populaire, je me distingue de Madame Tout le Monde avec mon accoutrement style film des années 50. Une veste en poils sur une robe longueur genou. Et je prouverai à la petite fille qui me demandera si c’est un chien, qu’elle se trompe; ça peut lui ressembler au poil près mais ça ne l’est pas.

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Pour éloigner les hommes qui s’aventureraient à me demander une danse, j’ai tout prévu: Il est bien protégé mon homme, surtout de la tête, comme vous pouvez le voir là

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Si malgré tout il prend quelques coups bien placés, nous aurons cet autre ensemble pour rentrer chez nous.

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Et bien je me demande encore parfois à quoi peuvent servir certains accessoires mais ne me posez pas la question, moi même j’ai déjà essayé de faire d’un filet de pêche une robe du soir. Alors, qui  de nous tous est plus fou que l’autre??

Points de suture ou tranquilité??

Tout est dans l’art de formuler!!

 

Un blanchisseur ou disons gérant de pressing prend le linge de Jimmy Danger. Qui est Jimmy Danger? c’est le roi des voyous, chef d’un gang très connu de la place. Il ne craint rien ni personne. Jimmy Danger confie donc son linge à faire nettoyer. Le blanchisseur se dépèche de s’en occuper afin de ne pas le contrarier. Il attend que Jimmy passe récupérer son linge; des semaines passent, puis des mois, Jimmy passe devant chez lui tous les jours mais ne s’arrête pas. Excédé, le blanchisseur le hèle un jour sans prendre de gangs:

« hé toi là, oui toi Jimmy, ça fait des mois que ton linge est ici, et tu m’ignores quand tu passes devant chez moi… »

« tu parles à qui là? à moi Jimmy Danger? Pour qui te prends-tu? Tu ne me connais pas ou quoi? »

« Je te connais trop bien bien même, je dis que tu es un voleur, un voyou, le roi des escrocs. Tu me dois de l’argent pour ton linge que j’ai nettoyé. »

Jimmy n’en revient pas. Lui si respecté et si adulé, ridiculisé par un blanchisseur!!

« ne bouge pas j’arrive »

« Arrive, on va voir ce que tu peux me faire »

« Jimmy fonce sur le blanchisseur et le roue de coups. Il en profite pour emporter son linge. Le blanchisseur est en train de gémir au sol lorsque son ami arrive »

« Mais, que fais-tu au sol? »

Lorsqu’il réalise l’état dans lequel se trouve son ami, il l’emmène à l’hôpital. Résultat: quatre points de surture et la tête comme qui dirait façonnée à nouveau par notre ami Jimmy Danger.

Le médécin leur remet un certificat médical. Les voilà qui reviennent au quartier. Le blanchisseur toujours gémisssant et son ami qui ne décolère pas. Tous deux se rendent chez la soeur de Jimmy. Ce dernier est absent, son père est là.

Sans lui laisser le temps de comprendre ce qui se passe, l’ami du blanchisseur se met à vociférer, à l’injurier.

« Vous là, vous feriez mieux de retenir votre animal de fils chez vous, de mieux l’éduquer, à cause de lui, les habitants du quartier ne se sentent pas en sécurité. Tenez, regardez ce qu’il a fait à mon ami; nous revenons de l’hôpital avec un certificat médical. Voilà  » et il jette le certificat à la tête du papa.

La tension monte, le vieux père de Jimmy, très coléreux lui même, se redresse:

« Mais attendez, Je ne savais pas que ma fille avait adopté un animal sauvage, vous parlez à qui là, c’est à moi que vous vous adressez? Vous êtes chez moi ici, et je ne permets pas que vous veniez à mon domicile pour m’insulter. Partez ou je m’occupe de vous. »

Notre ami blanchisseur, désormais très prudent, se sert de son ami comme rempart. Il est presque à la porte. Malheureusement pour lui, le père de Jimmy avait ordonné à la bonne de vérouiller la porte et de lui remettre la clé.

Il a fait passer un mauvais quart d’heures à l’ami avant de les mettre dehors.

« et que je ne vous revois pas chez moi. »

Maintenant nous n’avons pas qu’un seul blanchisseur qui gémit mais deux amis avec des points de suture, gémissant, assis la tête de l’un contre celle de l’autre, comme deux frères siamois.

Arrive un client. Surpris de les voir ainsi il s’exclame:

« Vous exagérez, même si on parle de tendance, il ne faut tout de même pas dépasser les bornes. Vous vous faites des points de suture, vous avez des bosses au visage, et vous gémissez en choeur… , bon si ça vous plait d’être ainsi… Je ramène mon linge à nettoyer. »

Le blanchisseur est très attentif. Ce n’est pas le moment de perdre un client.

L’autre lui déplie son pantalon et lui conseille de faire très attention à ne pas mettre de faux plis.

« La dernirère fois, vous m’avez mis de faux plis, ce n’est pas beau du tout, alors appliquez vous pour cette fois et gare à vous. Si vous me faites un faux pli, je vous casse la tête. »

Le blanchisseur jette un regard à son ami. Très vite il trouve une parade pour échapper au risque de se faire défigurer encore une fois. Des clients comme Jimmy, il n’en veut plus.

Alors très calmement il s’applique à donner ses tarifs qu’il a gonflés au passage et qu’il justifie par A +B.

« Mon ami, le pantalon, c’est 500 francs parce que le tissus est épais, la chemise, trop fragile et délicate, c’est 450, le boubous… »

Le client très mécontent des prix ramasse son linge

 » ça va, j’irai voir ailleurs. C’est trop cher chez toi, j’ai toujours trouvé que c’était trop cher chez toi, ma femme n’a pas voulu m’écouter mais là c’est trop. Je ne reviendrai plus jamais ici. »

Puis il s’en va avec son linge.

« ouf soupire le blanchisseur, je suis sauvé! »

Un Jimmy Danger c’est déjà trop, faut pas chercher palabre où il n’y en a pas!!!