Accro du Mobile!

Je « fréquente » cette sphère des accros du mobile depuis peu.

C’est un endroit où vous avez la possibilité d’admirer les derniers nés de mobiles. Non seulement vous profitez de news fraiches mais aussi de tout ce qu’un accro de mobile est capable d’inventer….

Je n’ai pas pu résister à ça: le kit main libre inventé par un inconditionnel du mobile

Pour en savoir plus, allez surfer dans le monde merveilleux des zaccrosdumobile.

Du calme mon frère… y a pas palabre ici

Palabre pour ceux qui ne savent, est un mot africanisé pour dire dispute, discussion, ennuis, rencontre…

Bon, je n’ajoute rien au petit robert, juste pour vous mettre dans le contexte. Dans certaines aglomérations africaines, surpeuplées par des jeunes désoeuvrés, des adultes au chômage et la prolifération de trafics en tout genre, les braquages sont monnaies courantes. Parfois orchestrés par surprise, ou même plannifiés par certains braqueurs viscieux et méticuleux, je dirais même proactifs ( j’aime bien ce mot)

La première fois que j’ai fait connaissance avec ce mot c’était en formation. Une formatrice qui l’utilisait à tout va. Il faut être proactif pendant les entretiens, proactifs à l’évaluation…., la seconde fois c’est moi qui l’est utilisé, contre la même formatrice qui me retenait deux jours de paie parce que je ne l’avais pas prévenue que je serais malade: je lui ai assuré que la prochaine fois je penserai à lui adresser un mail ou un fax afin de la prévenir de ma prochaine hospitalisation…enfin, je disais donc que certains braqueurs étaient champions de la proactivité. Ils vous écrivent quelques jours avant de passer à l’acte, histoire de gagner du temps.

« Cher Monsieur ou chère Madame, jeudi 25 août nous vous rendrons visite pour emporter tout ce que vous avez de plus précieux chez vous. Nous espèrons que vous serez prêts le jour j et que nous ne perdrons pas de temps chez vous.

Merci de votre compréhension »

Mais cette nuit là, lorsqu’ils ont frappé chez Moussa, il ignorait tout de leur visite, encore moins du but de la visite. Les braqueurs donnent de violents coups dans le portail, de quoi réveiller même les morts, mais là les vivants font les morts, voisins et mêmes policiers préfèrent ne rien entendre; quand ce n’est pas ton tour, tu cherches pas palabres.

Moussa se réveille en sursaut,

« Mon Dieu, les braqueurs, qu’allons nous faire? ».

Il tremble de tout son corps devant sa femme Fanta qui cherche où se cacher.

Les braqueurs tenus par le temps et impatients, enfoncent le portail, puis la porte de la maison. Il trouve Moussa en caleçon au milieu du salon.

Apparemment très surpris par l’irruption des trois gaillards dans sa maison, il s’adresse directement au chef de la bande avec tout le calme  dont tout individu dans sa situation est capable.

« Mon frère, on dit quoi? »

Question à laquelle le braqueur répond:

« Tu oses même m’adresser la parole!! »

« Eh mon frère, dis moi seulement ce qui se passe. »

« Nous sommes venus te braquer, ça ne se voit pas? »

Et Moussa, ouvrant les mains comme celui qui ne comprend rien de ce qui lui arrive

« Ah , mais il fallait me le dire, vous auriez dû m’expliquer. Dans ça là y a pas palabre…. Si vous m’expliquez ce que vous attendez de moi, je peux vous faciliter la tâche. »

« Donc tu n’a pas encore compris? Je dis que nous sommes venus te braquer. »

« Maintenant j’ai bien saisi. Attendez je vous donne un coup de main. Par où commençons nous? »

Et voilà Moussa, qui rassemble fauteuil, bibelos, bijoux, tout ce qui valait la peine d’être emporté.

Les braqueurs n’en reviennent pas

« Mais qu’est ce qu’il est bête celui là. Il nous aide même à charger le camion, regarde comme il transpire..; »

Moussa s’active plus que les braqueurs, il court, il lève, il racle les fonds de tiroirs…

Le chargement terminé, Moussa s’adresse à nouveau au chef

« Mon ami, tu veux mon caleçon aussi, Je peux l’enlever maintenant. »

« Tu es malade, garde ton caleçon, idiot »

Sur ce, les braqueurs donnent les dernières consignes avant de quitter les lieux:

« Voilà c’est terminé, nous partons, mais garre à toi si tu alertes les voisins avant que nous ne soyons loin. »

 » Je suis pas fou, tu m’a laissé ici,  tu peux partir et revenir t demain tu me trouveras ici, au nom de Dieu »

Pourquoi chercher palabre où il n’y en a pas.

« Si vous revenez demain, je vous donne encore un coup de main. Bonne route mon ami. »

Une fois le camion des braqueurs loin, la femme de Moussa commence à pleurer, ses bijoux, ses pagnes, ses meubles, sans oublier au passage de traiter son époux de poltron, d’incapable, de… il a tout entendu!

 » Ma chérie Fanta, on dit souvent que personne  ne vient présenter les condoléances à la maman d’un poltron ou d’un malin, si je n’avais pas agit de la sorte, penses- tu qu’il nous auraient épargnés?

Et vous, êtes vous un Moussa ou Ulysse?

 

Capitaine kung fu 2

Que faites vous lorsque vous êtes en vacances et qu’il pleut des cordes?

Vos suggestions m’intéressent mais en attendant de les lire, je vous donne une idée!

Pourquoi ne pas aller surfer sur Têtes à claques, pour visionner Capitaine Kung fu??

Bonne journée!

LE CHAUFFEUR, LES BRAQUEURS ET LE POLICIER selon GBICH

Depuis que j’ai découvert ce journal d’humour ivoirien, je ne peux plus m’en passer. Vous avez déjà eu droit à un extrait des blagues de Gbich, je reviens ce matin avec ceci. A ne manquer sous aucun prétexte.

Vers qui se tourne le citoyen lorsqu’il a besoin de protection?

La police bien entendu! Mais que peut on faire si l’instinct de survie est plus fort que le devoir?

Un chauffeur de taxi prend dans sa voiture des jeunes gens tout à fait comme vous et moi, de simples citoyens, des clients apparemment ordinaires. A peine ont-ils roulé quelques kilomètres que ces derniers sortent leurs armes et annoncent d’un air menaçant:

« c’est un braquage! »

Pris de panique, le chauffeur  roule jusqu’au pont H. Boigny, puis s’arrête à un poste de police sans qu’on lui ai rien demandé (habituellement, ce sont les policiers qui sifflent pour des contrôles d’identité ou pour les documents de la voiture, il n’en était rien dans le cas du chauffeur de taxi)

Il freine donc et s’arrête, à la grande surprise des voyous.

« aie! mon ami késia? » (disons plutôt « que se passe t-il?

« Excusez moi, nous sommes à un poste de police, je vais présenter  les papiers du taxi à l’agent, ensuite nous continuerons notre route. »

« ok, mais dépêche toi alors »

Le chauffeur descend de la voiture, ses documents à la main, il s’approche du policier et lui annonce discrètement:

« Chef, dans ma voiture là, il y a des braqueurs »

Et le policier de rétorquer impatient:

« Mais mon ami, qui t’a arrêté même? »

Le chauffeur reprend sans se décourager:

« Chef, c’est sérieux! il y a des braqueurs dans mon taxi! »

Le policier ne comprend toujours pas ou feint de ne pas comprendre.

« Je sais, mais qui t’a arrêté même? »

Comme le chauffeur tardait à revenir, les braqueurs, très en colère, sortent de la voiture en hurlant, arme au point:

« Mais où est passé ce idiot de chauffeur? »

C’est à ce moment là que le policier réalise l’ampleur de la situation. Mais au lieu de réagir comme un policier respectable dont le devoir est de protéger la population, il déclare calmement:

« Allez mon ami, on t’attend! tes clients s’impatientent, va vite les rejoindre! »

C’est vrai que de nos jours à Abidjan, on ne sait plus qui protège qui….

Extrait de Gbich interprété par Willykean

Tous pareils: humour selon Gbich

Pas un pour racheter l’autre!

Parole de Gazou.

La première fois que ma cousine m’a prêté un de ces Gbich journal, j’ai passé la soirée à rire aux éclats, aux larmes même.

Des faits de société illustrés de façon assez réaliste, surréaliste parfois même et drôle, tout drame se transforme en  délire, des films réputés parodiés (Prison love à la place de prison break)…

Laissez moi vous réecrire l’histoire dont les subtilités ne sautent pas forcément aux yeux de tous. L’humour ne peux être universilé que s’il est compris de celui qui le reçoivent.

Gazou reçoit la visite de sa meilleure amie qui, inquiéte de la savoir toujours seule, sans aucun prétendant, l’interroge:

« Ma chère Gazou, dis moi ce qui ne va pas. Tu n’as toujours pas trouvé  de petit ami? Tu me surprends… »

« Ma chère, pas un seul qui en vaille la peine!, plutôt rester seule que mal accompagnée »

L’amie de Gazou, très surprise de sa façon de voir les choses et heureuse de sa condition à elle, ne lui cache pas combien elle a l’intention de bien profiter de la vie et lui laisse entendre qu’elle a un rencart avec son Alino, lui prodigue quelques conseils d’amie bien intentionnée avant de prendre congé pour croquer la vie à pleines dents.

Gazou l’envie mais elle n’est heureuse de son sort actuel.

Tous pareils

 C’est avion qui t’a cogné ou bien c’est garçon qui t’a caressé ?

Elle n’avait pas tort. Quelques jours plus tard, voilà l’amie de Gazou qui revient lui rendre visite… complètement défigurée, comme si elle faisait de la figuration dans un film d’horreur.

Et Gazou de s’inquiéter à son tour.

« Ma chérie, qu’est ce qui t’est arrivé? »

Ah!!! ma chère Gazou, c’est toi qui avait raison! Tous pareils; pas un pour racheter l’autre, vois par toi même. »

C’est Gazou qui l’a dit, pas moi!

Et vous, pensez vous que les hommes sont tous pareils?

Vous les hommes, qu’avez vous à dire pour votre défense?

 




AU LOUP! AU LOUP! MAIS OU EST DONC LE LOUP?

Bien s’assurer qu’il y a danger avant de crier à l’aide.

Facile à dire mais combien parmi vous attendent de voir venir?

Il m’est arrivé une mésaventure au lycée qui m’a rendue un peu célèbre. On peut dire que même quand on ignorait encore l’existence des télé réalités, MOI je m’arrangeais déjà pour me faire remarquer de tous.

Au lycée donc,  j’étais à l’internat ou en pension c’est comme vous préférez. Un soir « j’oublie » d’aller à l’étude, rejointe quelques heures plus tard par ma meilleure amie. Nous restons là à papoter au lieu de réviser nos leçons. C’est la nuit noire, les dortoirs ouvrent sur la fôret, donc pas assez éclairés de ce côté là.

Quand on est une bande de filles on a même pas peur, mais à deux, on est moins fières.

Au milieu de notre conversation, mon amie Elisa qui s’était levée pour récupérer quelque chose dans son placard,  dit avoir entendu du bruit.

« As tu entendu?. »

« Non, quoi, qu’aurais-je dû entendre.? »

« Tu n’as rien entendu? »

« Non »

 Elle se remet à marcher puis s’arrête de nouveau. Là je tends l’oreille. Et j’admets avoir entendu moi aussi ce qu’elle dit avoir entendu. Mais je reste allongée sur mon lit. Je n’ai pas peur, nous sommes deux, il n’y a rien à craindre.

Mais vous savez, on est en afrique, les fantômes, les revenants, les animaux sauvages, Les…. même si de nos jours il est moins sûr  de croiser des animaux sauvages en ville.

La tension est palpable dans la chambre. Devant moi, une amie qui a l’air térrifiée, plantée là telle une momie, et moi, en train de fixer le néant au délà de son corps.

Puis soudain, elle pousse un hurlement à donner une attaque cardiaque  même au bien portant.

Je ne demande pas mon reste, je fais un bond hors du lit et il fallait nous voir, les deux meilleures amies qui ne l’étaient plus l’espace de quelques secondes. L’instinct de survie avait tout balayé. Nous nous sommes battues pour qui passerait la première par la fenêtre.

Elle très sportive, a sauté en se mettant sur le rebord et moi, en faisant un plongeon au pied de la fenêtre, dans la boue. Il avait plus ce jour là et lorsque les premieres personnes à avoir entendu nos appels au secours sont arrivés, j’étais debout, hagard, le visage plein de boue, un GI n’aurait pas fait mieux.

« qu’est ce qui s’est passé? Que vous arrive-t-il? »

Aucun son ne sortait de ma bouche, pétrifiée par je ne sais quoi. Et mon amie qui riait à n’en plus finir. Impossible de l’arrêter. Les lycéens, les surveillants et le gardien ont mis du temps à nous faire parler.

« Qu’avez vous vu. »

Moi je réponds

« demandez à Elisa. »

 Et elle les renvoit à moi. « Je n’ai rien vu, demandez plutôt à H »

Et je réponds,

« je ne sais pas. C’est elle qui a hurlé en premier, et j’ai fait comme elle c’est tout. Mais qu’as tu vu au fait? »

Et de nouveau le fou rire. Je l’aurais tapée mais je ne suis pas violente, n’est -ce pas? . Alors je l’ai assassinée du regard.

« Mais tu as bien vu ou entendu quelque chose, parce que tu as tout de même crié à l’aide.? »

Et là elle avoue avoir crié parce que je regardais bizarrement dans sa direction…

Cette sottise m’a vallu  le petit doigt de la main gauche fracturé et une amie perdue pendant un an.

Je l’ai boudé pendant un an! Aujourd’hui lorsque nous nous retrouvons nous en rions encore. Et au lycée ça nous a vallu le surnom de « les deux compères » va savoir pourquoi « compère »…

Mais, quand on appelle au secour sans raison, on peut bien être traitée de « compère », n’est ce pas?

Je suis ce que je suis

 

L’histoire avait fait le tour du lycée , puis de la ville, évidement chacun ramenanit l’anecdote chez lui et en rajoutait une couche…

Avant de hurler au loup, assurez vous de l’avoir vu. même si moi je continue de dire que je fuis me mettre à l’abri, puis je vérifie si le danger était bien réel….

Le lion, le chasseur et Dieu!

Fais un voeux mon enfant!

Deux amis vont à la chasse. Tout est calme, ils discutent tranquillement et soudain, un bruit bizarre…………Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr!

En fait de bruit bizarre, cela ressemblait au rugissement d’un lion. Les deux amis se mettent à courir. L’un d’eux trébuche et tombe. Les rugissements se rapprochent; trop tard pour se relever, il voit sa vie défiler…. Il ferme les yeux et prie le seigneur de venir à son secours.

Le Lion est là et l’observe, il prend son temps. Soudain, la forêt s’illumine, une voix se fait entendre

« Mon fils, tu m’as appelé, me voici, demande ce que tu veux, et ton voeux sera exhaussé. »

Le chasseur toujours au sol,  joint les mains et ferme les yeux et implore:

 » Mon Dieu, sauvez moi des griffes de ce lion et je serai votre fidèle serviteur, je prêcherai votre parole à travers le monde, je chanterai vos louanges partout où j’irai, je serai tous les dimanche à la messe. »

« Tes voeux ont été entendus mon fils », et se tournant vers le lion, il demande

 » et toi, as-tu un voeux à faire? »

Le lion ferme les yeux à son tour  et dis:

« Seigneur, faites moi profiter d’un bon repas aujourd’hui même »

 Le chasseur un peu rassuré par la présence de Dieu, ne craignait plus pour sa vie… Il n’a malheureusement pas le temps de voir le lion bondir sur lui pour le dévorer…

Son voeux n’aurait pas été exhaussé car ses promesses paraissaient moins plausibles aux yeux du seigneur.

Nous sommes le plus souvent sourds aux appels de la foi sauf lorsque nous sommes dans le besoin ou affligé. En dehors de ces moments là, la plupart des gens ignorent volontairement l’existence de dieu….