Lustr’N Roll

Je vous en parlais dans « Les chaussures à talons et moi« .

Quand on est grand, mieux vaut prendre quelques précautions pour danser le Rock’n Roll.

Quand on mesure 1,74 mètres, que l’on est perchée sur des talons de 10 cms, il vaut mieux ne pas trop sautiller ou virevolter près du lustre.

Pour les 40 ans de ma meilleure amie, je fais le déplacement jusqu’à Grenoble. La fête est bien, des gens sympathiques, on parle facilement, mais personnes ne danse vraiment. Sauf une jeune femme et moi, très fêtarde elle  aussi, apparemment. Nous dansons ensemble, elle, 1,95 centimètres et moi, 1,74; nous dansons un rock endiablé, elle me fait tourner, tourner puis, soudain, oups, quelque chose me retient. Je ne peux plus tournoyer.

Le problème c’est que mes tresses s’étaient accrochées dans le lustre.

Heureusement que j’avais une cavalière presqu’à hauteur du lustre, à qui il suffisait de lever le bras.

En deux temps trois mouvements,  et la lumière night club aidant, elle m’a libérée de mon lustre sans que les autres ne remarquent quoi que ce soit. La danse a repris, avec plus de retenue cette fois.

Le lustre et le rock ne font pas bon ménage, alors chers amis, attention où vous faites vos démonstrations de rock!

http://www.chaussure-fr.com/

et

Ikea.com

 

Honte à moi!

Que peut il bien arriver à Willykean chez le coiffeur un jeudi après midi?

La Honte grave! ça c’est ma fille qui le dit, pas moi. Moi j’étais tellementée que j’ai été incapable de faire un seul commentaire.

Demain j’ai rendez vous, un rendez vous important. Pour l’occasion, ma soeur insiste ou devrais ‘je dire exige que j’aille chez le coiffeur. Rendez vous est pris pour 13 heures. Avec numéro de portable de la coiffeuse et tout. La veille je prépare tout, pardon je crois avoir tout préparé. Sac à main, portefeuille…

Je dois vous dire que ce portefeuille m’en veut. Eh bien hier je vais à la poste retirer un colis pour ma fille. Je prends un ticket, je me mets dans la file. Au moment de récupérer le colis, je réalise que mon portefeuille n’est pas dans mon sac à main. Je repars chez moi. j’ai fini par le retrouver dans mon autre sac à main. Celui qui a accessorisé ma robe pour aller à la soirée disco de samedi dernier. Et je ne vous montre pas ce soir la chose précieuse qui m’a valu deux allers retours à la poste: une cuillère à nutella, gagnée à un jeu par ma championne d’Elodie.

Bref. J’arrive donc chez la coiffeuse. On s’occupe de moi. Je suis la soeur de Gertrude, je l’appelle Gertrude. Avant la pose des rajouts, je passe un coup de fil à ma soeur. Elle me dit le type de mèches et le numéro de série. Il faut payer et là. Oh mon dieu!

Mon sac à main est presque vide. Pas de portefeuille. Rien que le chéquier, le salon ne prend pas de chèque. La poisse. Chez nous on dit le drap. Un vrai drap mes chérieeeeeeee comme dirait Christina Cordula.

Que faire. J’appelle ma soeur, la numéro deux.  Malheurement elle est en vadrouille avec son amoureux. J’appelle ma cousine, elle garde le bébé de sa meilleure amie. Je rappelle ma soeur Gertrude. Ouf! ça s’arrange; la coiffeuse la connait très bien, une cliente privilégiée, vingt ans de fidélité. Elle me pose mes rajouts et se fait régler la note mardi prochain.

La poisse je vous dis. Alors je téléphone à mes enfants. Tellement paniquée que je me croyais déjà vendredi. Appelle en discontinu à la maison. Comme si mon Harold saurait retrouver mon portefeuille entre deux avatars et son jeux vidéo.

La première à me rappeler fût Elodie, pour me remonter gentillement les bretelles.

« Mamaannnnnnn, tu oublies que nous sommes jeudi! » et comment tu as pu perdre ton portefeuille? »

Oui, parfois ce sont les enfants qui grondent les parents.

Sur quoi je lui demande de vérifier déjà dans ma chambre si le portefeuille s’y trouve. Figurez vous qu’il était posé délicatement sur le lit.

Et je suis sortie du salon le visage fermé même si j’ai pu me trouver belle lorsque l’apprentie coiffeuse m’a placé un deuxième miroir derriere afin que je puisse me voir sous toutes les  coutures.

Voilà, tous ces tracas pour la journée de demain. Séance photos chez Adamence, le diamant qui sait communiquer avec les femmes.

PASSEPORT PLEASE (suite)

Le plus important ce n’est pas d’entrer, mais de sortir.

Vous allez très vite comprendre pourquoi. Après mes mésaventures à la frontière d’Autriche qui vous ont été contées ici, vous êtes sur le point de savoir comment on peut risquer de devenir clandestin sans le vouloir, rien que par imprudence…

Reprenons donc l’essentiel des faits. J’accompagne en Allemagne ma star d’employeur avec juste un visa pour l’Allemagne, elle a envie de faire du ski en Autriche en m’enmenant avec elle. On me refoule à la frontière puis je suis sauvée par l’intervention d’un fan policier… Tout va bien, après le séjour, tournage à Venise avant de revenir en france.

Moi qui croyais que les problèmes étaient restés dernière nous en Autriche!

Eh bien non.

Nous prenons le train pour Venise que je decouvrais pour la première fois avec toutes les appréhensions stupides que peut avoir quelqu’un qui n’a même jamais pris de péniche à Abidjan par peur de se noyer au cas où celle ci coulerait. Oui, je suis très alarmiste et j’ai tendance à penser au pire. Bon il y a eu le gag à notre arrivée à l’hôtel mais ça je ne le dirai pas ici. Ce que vous avez à savoir c’est que le bateau taxi est resté 10 minutes de plus parce que tout le monde était descendu sauf moi qui craignais de tomber à l’eau. Ils ont été patients et gentils; j’ai fini par descendre pour enfin libérer le taxi…

Bref. nous prenons donc le train pour Venise, hôtel 5 étoiles, pas loin de la Place Saint Marco, tout le monde est aux petits soins avec nous. J’avais même droit à aller sur le plateau pour assister aux tournages. Tellement formidable que j’oublie passeport, visa, retour… De toutes façons pour moi il n’y avait aucun souci à se faire.

Mais prise d’un doute justifié plus tard, je vais quand même me renseigner au commissariat à côté. Et là, le doute se fait de plus en plus présent. Les policiers ne sont pas sûrs mais ils me donnent l’adresse du consulat et me conseillent vivement d’aller me renseigner.

Me voilà donc au consultat: je patiente dans la salle d’attente. C’est mon tour. J’explique ma situation et demande s’il n’y aura pas de problèmes pour rentrer en france.

« Aucun pour nous Mademoiselle, par contre pour la Suisse si! »

« Si vous transitez par Zurich, il vous faut un visa. Sinon vous ne pouvez pas passer ».

« Mais pourquoi je lui réponds,  comment ça je ne peux pas passer; je ne vais pas pour rester en Suisse, je ne fais que traverser »

« Je sais, mais vous traversez la Suisse et il faut un visa. »

« Mais c’est à 1 h du matin, je serai endormie, je ne verrai même pas Zurich. »

« Je sais mais vous avez besoin d’un visa, c’est la loi. Et vous auriez dû le demander en france avant votre depart. »

« Mince, comment vais-je faire alors, il faut que je reparte bientôt. il me faut un visa. »

« Oui je sais, vous auriez dû y penser avant. »

« Mais je ne vais pas rester ici, je suis résidente en france. »

« Bon voilà ce que je peux faire pour vous. Nous allons vous délivrer exceptionnellement un visa mais il faut quelques jours pour vérifier tous les renseignements avant de vous le donner. »

« Quels renseignements? »

« Ceux qui prouvent que vous résidez bien en france! »

« Mais je réside en france » (je me demande bien où je résiderais si ce n’était pas en france?, j’en viens)

« Nous en voulons la preuve. »

Le policier qui était  jusque là très gentil commençait à s’impatienter, je le comprends, je ne fais pas les choses comme il faut et je veux le culpabiliser de me faire perdre mon temps.

« Alors vous le demandez ce visa ou pas? »

« Bien sûr que oui, je ne vais pas rester à Venise! »

Alors on me fait remplir des documents, plusieurs documents avec tout ce qu’il y a de précis comme questions.

Je rends ma « copie » et je demande à l’agent quand je revenais chercher mon passeport.

« Dans quatre jours environ. Repassez dans l’après midi »

J’ai patienté 4 jours avant de me présenter au consulat à nouveau.

Ils avaient fait leur enquête à L’Hay les Roses, à Levallois Perret puis à Gentilly chez mon Frere, en tout cas je leur tire mon chapeau car il ont fait leur travail comme il faut. (Parce que je vais vous dire moi, la dernière fois que la préfécture de Pontoise a dû faire une enquête sur mon père, ancien Quartier Maitre de la MARINE NATIONALE FRANCAISE,  qui voulait rester vivre avec nous ici (il a 84 ans), il a réçu la réponse un an et demi plus tard presque menaçante,  » dans l’absence d’une réponse de votre part, nous nous verrions dans l’obligation de classer votre dossier »

Pas grave, il n’avait pas envie d’être un sans papier à 84 ans, il était rentré dans sa deuxième patrie depuis un an et demi. Il aurait fallu qu’il se paye un autre billet pour revenir se présenter à la préfecture sans aucune certitude d’obtenir son titre de séjour. Déjà la première fois qu’il s’est présenté au guillet, une jeune employée d’origine asiatique lui avait signifié de façon désagréable qu’il ne devait pas espérer d’aide de la part de l’état. Information pour laquelle mon père a rendu qu’il n’avait pas attendu qu’elle soit là où elle est pour se nourir par ses propre moyens et que lui était français malgré les apparences et qu’il l’a été bien avant lui, il a servi son Pays??? lui! Il était QUARTIER MAITRE dans la marine nationale française)

 Bon assez poussé le coup de « gueule »

Mon passeport était prêt dieu merci. et j’ai pû traverser la suisse dans un train de nuit où je n’ai même pas réalisé à quel moment nous avons passé Zurich.

Ouf. Je ne suis pas clandestine. Je suis chez moi en france et tellement française que parfois j’oublie que j’étais ivoirienne avant tout et que étant désormais française, il me fallait un visa pour rentrer voir ma famille là bas. Et ça c’est une autre paire de manche.

Pas d’inquiétude, je finis toujours par trouver une solution.

 

Conseils de maman

Que n’entend-on pas lorsque nous essayons de donner des conseils à nos chers enfants.

« Maman, tu exagère », maman tu m’étouffes »,

« ah mamaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan! »

« t’inquiète pas, je sais ce que je fais »

Bref!

Mais cette expérience ci indique que parfois les conseils de maman qui nous barbent tant peuvent être justifiés.

Ceci n’est pas une situation que j’ai vécue personnellement. C’est une anecdote qui a fait le tour du continent.

Une jeune fille de bonne famille, scolarisée dans une école privée et en pensionnat, fait la rencontre d’un jeune camerounais. Elle en tombe follement amoureuse et boit ses paroles comme je ne peux pas vous expliquer. Mon père dirait que « quand il prétend que le veau va mettre bas demain, elle répond : »oui c’est vrai »

Sa mère a beau la mettre en garde contre ce genre d’énergumène, rien à faire. Elle n’entend que ce qui sort de sa bouche et est prête à tout quitter pour lui. Sa mère impuissante abandonne. Fais comme tu veux, tu auras des leçons à en tirer plus tard.

Sur ce un matin, sa fille vient lui annoncer qu’elle abandonne ses études pour se marier et rentrer au cameroun avec l’homme de sa vie. C’est comme tu voudras seulement retiens bien ceci. Un jour viendra où tu diras

« MA MERE ME L’AVAIT DIT ».

La jeune fille hausse les épaules « pffu »

Le moment du départ arrive, ils prennent l’avion et s’envolent pour le Cameroun. Les semaines passent, les mois passent, les années passent, l’amour n’est plus au rendez vous. Notre amoureux s’est transformé en tyran. Il ne rate pas une occasion de crier et de battre notre jeune princesse.

Elle est triste, malheureuse, elle regrette sa décision, elle veut rentrer chez elle mais se retrouve sans ressources. Son mari la retient presque en otage. N’en pouvant plus, elle écrit une longue lettre à sa mère pour lui demander pardon et la supplier de lui envoyer le billet d’avion pour le retour.

La mère heureuse d’avoir des nouvelles de sa fille et toujours en colère sèche ses larmes se met sur son trente et un et se rend chez le photographe.

« Bonjour Madame, que puis je pour vous? »

« Je voudrais faire une photo pour ma fille. »

« Installez vous, poudrez vous le nez et mettez vous là sur le tabouret. »

La maman s’exécute,

« Allez-y je suis prête. »

Puis joignant le geste à la parole elle dit « TU AaaaaaaaaaaaaaaS VU »

Le photographe qui n’a pas très bien compris arrête et lui dit

« Voyons madame, ne bougez plus. »

« Prête »

Et de nouveau « tu asssssssss vu »

Là il interromp à nouveau son travail.

« Je ne comprends pas, vous allez faire râter la photo »

Mais elle n’est pas râtée je la veux ainsi, je veux qu’elle voit bien le geste. Prenez la comme ça, ma fille comprendra.

La photo fût ainsi faite. La mère la met soigneusement dans une enveloppe et l’expédie au Cameroun à sa fille…

Celle ci ouvre fébrilement l’enveloppe et trouve la photo de sa mère et éclate en sanglot.

Elle a tout compris, elle se souvient de ce que sa mère lui avait dit avant son départ du pays… Elle pleure, comme tous les enfants, elle regrette de n’avoir pas écouté sa mère plus tôt. Le billet est arrivé plus tard. et elle a pu rentrer chez elle retrouver les siens….

Ecoutez vos parents. Ils ont parfois raison, très souvent même….