SWEET MOTHER,Prince Nico Mbarga and The Rocafil Jazz

 rocafil jazz

http://fr.youtube.com/watch?v=3mecNrIaWOA

Si vous avez transité en afrique dans les années 76, vous avez surrément entendu ce tube.

J’étais en quatrième. Pour être comptée parmis les IT GIRLS du moment il fallait adopter le look Rocafil, et savoir danser « Sweet Mother« . C’est une chanson de style highlife de Prince Nico Mbarga and The Rocafil Jazz. Cette chanson a été crée en 1976 et est restée l’une des plus populaires de toutes les chansons africaines.

Sweet mother a été réfusée par Emi en 1974, estimant que la chanson était trop enfantine.. Ensuite elle a été rejétée par Decca Records puis par Philips Records, En Décembre 1976  enfin, la chanson est produite par Rogers All Stars, une maison de disque nigérianne.

Cette chanson célèbre la maternité, elle est chantée en Pidgin english: un mélange de Highlife et de soukouss congolais.

Au délà de toute espérance, « Sweet Mother »est devenue le hit le plus populaire du moment en afrique: 13 millions de ventes.

Alors je vous explique. Pour être une vraie Rocafil, il vous fallait un pantalon très moulant, qui commence à se « libérer » à partir des genoux ou en dessous pour finir sa chute au sol. Les pattes d’eph qui font serpière si vous voyez ce que je veux dire.

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Pour les filles il suffisait d’avoir un bandeau dans les cheveux, style hippie, les garçons arboraitent des coiffures à la Zazou. Certaines filles plus hardies que moi, n’hésitaient pas à copier la coupe des garçons.

Les chaussures? Des plates formes ou devrais je dire des ponts, genre rialto ou Les dernières bottes de Victoria Beckam en moins sophistiquées. Zoomez sur la photo et vous verrez de quoi je parle.

Moi je me suis contentée de ça!

Maintenant il faut danser!.

On vous a dit que c’était un mélange de soukous et de High life. Chez nous en côte d’ivoire il y avait cette touche d’élève qui surpasse le maitre.

Point de Highlife et de Soukouss donc, c’était dépassé. Alors SWEET MOTHER, c’était un peu comme du jerk avec si vous avez le cou solide, des lancées de tête à vous transformer en fantômes sans tête. un coup sec à gauche puis à droite. et les petits sauts pour accompagner les mouvements de tête; très sportif.

Les bons danseurs, finissaient la chanson en nage. Et même si vous les voyiez se tenir la tête dans les mains, ne pensez pas qu’il ont la migraine parce qu’ils auront trop bougé la tête. C’est une autre phase de la danse.

SWEET MOTHER is the winner.

Chorus
Sweet mother, I no go forget you
For this suffer, wey you suffer for me eh
Sweet mother, I no go forget you
For this suffer, wey you suffer for me eh

Verse 1
When I dey cry
My mother she go carry me
She go say « my pikin’
Wey thing you dey cry oh oh
Stop-stop (3x)
And make you no cry again oh
When I want sleep
My mother go bed me
She go lie me well well for bed oh
She cover me cloth
Say make me sleep
Sleep sleep, my pikin oh
When I dey hungry
My mother go run up and down
She go find me something wey I go chop o
Sweet mother, ah ah
Sweet mother, oh oh
Say, my sweet mother
When I dey sick
My mother go cry cry cry
She go say instead when I go die
Then make she die oh
She go pray God
Gold help me, God help me
Oh, my pikin o

Ao, my mother o
If I no sleep
My mother no go sleep
If I no chop
My mother no go chop
She no dey tire ah
Sweet mother
I no go forget this suffer wey you suffer me eh eh
Sweet mother eh eh
Sweet mother eh oh

Sweet mother I no go forget you o
For the suffer wey you suffer for me

And If I should forget you
Therefore I forget my life
The air I breathe
Ei, sesa
I dare you all men
Dare you not forget your mother
For if you forget your mother
You’ve lost your life

Repeat Chorus
Verse 2

Ma, Susan, my sweet mother
You are the one who suffer for me
 

LUCKY DUBE: il faut du respect, parce que c’est ce dont le monde a besoin

« Nous avons essayé l’amour, l’unité, la camaraderie, mais ça ne semble pas beaucoup marcher pour nous. Il faut du respect, parce-que c’est ce dont le monde a besoin »

 Je vous suggère  I am a prisoner Parce que BACK TO MY ROOTS a été supprimé.

Ecoutez le, vous ne regretterez pas. Et si vous n’aimez pas ce genre de musique, au moins vous aurez eu connaissance  éphémère de son travail. Personne ne vous en voudra!

Au départ il était question de vous faire écouter Prince Nico Mbarga, puis au cours de mes recherches sur le net. Je suis tombée sur une page annonçant le décès de Lucky Dube en 2007.

Une année a passé et je le réalise que maintenant. Quel gâchis. Lucky Dube faisait parti de ces chanteurs qui ont  animé nos boums d’adolescentes. Je continuais d’écouter sa musique sur Youtube tout en ignorant qu’il n’était plus de ce monde.

Le chanteur de reggae aurait été tué par balles par des individus qui voulaient voler son véhicule.  la star internationale de reggae, inspiré par Peter tosh et Bob Marley (Stir it up), avait commencé à s’intéresser au reggae en 1985 afin de délivrer un message anti apartheid. Lors de la sortie de son dernier album, « Respect », Lucky Dube avait déclaré combien il était fier des progrès réalisés en Afrique du Sud depuis la fin de l’Apartheid en 1994.

Ce défenseur de la paix qui s’interrogeait sur les crimes perpétrés en Afrique du Sud, a été victime de cette violence malheureusement ordinaire, dans un pays où l’on compte plus d’une cinquantaine d’homicides par jour.

Repose en paix Lucky Dube

 

 


KHAWULEZA, Myriam Makeba

Going on stage to sing is like stepping into a perfect world. The past means nothing. Worries about the future do not exist. All that matters is the music. I live for this…. My voice is heard by the people when I speak about the evils that are strangling South Africa. Every day there is more and more to say—there is more urgency and more tragedy. The concert stage: This is one place where I am most at home, where there is no exile.

Myriam Makeba, My Story

Monter sur scène pour chanter c’est comme pénétrer un monde meilleur.  Le passé n’a plus d’importance. Les soucis pour le lendemain n’existent plus. Tout ce qui compte désormais c’est la musique. Je vis pour la musique…. Je me fais entendre dans le monde entier lorsque je dénonce les démons qui étranglent l’Afrique du Sud. Il y a toujours quelque chose à dire il y a toujours plus d’urgence et de tragédie à dénoncer.

La Scène: c’est l’endroit où je me sens le plus chez moi, l’endroit où l’on ne connait aucun exile. 

Myriam Makeba a succombé le 9 novembre à une crise cardiaque à la suite d’un concert en Italie. Elle avait 76 ans. « Mama Africa », comme certains la surnommaient, avait été la première chanteuse africaine à rencontrer un succès international. Mais la grande dame fut aussi  une combattante de tous les instants, se servant de sa notoriété pour défendre ses convictions sur la planète entière.
Myriam Makeba est allée jusqu’au bout de ses rêves. La scène était sa maison, la scène était sa patrie. Jusqu’au bout et elle fait sa révérance sur scène.
Je fais une rétrospective des chansons qui m’ont le plus marquée.

KHAWULEZA

Posté par Smallstillvoice sur Youtube

N’est pas parmi ses premiers titres mais c’est l’une de celle dans lesquelles elle faisait entendre sa voix. Une chanson où elle dénonçait l’apartheid.

Dans ces années là, l’alcool était interdit aux noirs en Afrique du sud et, c’est ainsi que sont nés les Shebeen. Shebeen, c’est une appellation attribuée aux bars clandestins. Et lorsque la police faisait un raid dans les townships, les enfants couraient et hurlaient : « Khawuleza mama », qui signifie « dépêche toi maman, ne te fais pas prendre »

In those days it was illegal for blacks to drink in South Africa and because of this, the shebeen was born. Shebeen is the name for illegal drinking houses. And whenever the police would raid the townships, little kids would run around yelling « Khawuleza mama » which means « hurry mum don’t get caught ».

Myriam malheureusement s’est fait prendre. Elle a fait de la prison. Mais cela ne l’a pas réduite au silence.

Pata Pata

Qui (parmi les africains) n’a pas écouté et dansé Pata Pata?

J’ai aimé cette chanson comme beaucoup d’entre nous, enfants et adultes. Myriam savait faire oublier vos soucis, elle faisait rêver avec ses chansons au rythme sud africain.

POLE MZEE une autre en hommage à Kenyatta (KENYA)

Je viens de découvrir ces deux titres: très touchant! 

myriam and Paul Simon

Mbube

Kilimandjaro était l’une de ses chansons les plus populaires du début.



The man who can’t be moved

The Script

Je les ai entendus hier à Taratata, émission de Nagui. Leur biographie, dont un extrait est reproduit ici est visible là. Vous n’avez qu’à cliquer sur le bloc de texte, je ne peux pas faire mieux. Elle est parfaite et complète.

Ce groupe m’a émue aux larmes avec cette chanson,

THe man who can’t be moved

Ecoutez les!

Danny O’Donaghue (25 ans) : Cet élégant jeune homme aux cheveux noirs, qui joue du clavier avec une grande sensibilité, possède une voix souple et puissante digne d’une légende de la soul américaine. « Il faut dire que j’ai passé la majeure partie de mon enfance à chanter, pendant que d’autres jouaient au football ou se fourraient dans des mauvais plans. »

Mark Sheehan (27 ans) : Le crâne rasé du groupe est non seulement guitariste, mais aussi un prodige de la production. « Je ne cherche pas à enjoliver la réalité, nous avons grandi dans un quartier de merde, avec son lot de voitures volées et autres conneries habituelles. Grâce à la musique j’ai eu l’impression que je pouvais échapper à cela. Je sais que ça peut paraître un cliché, mais quand j’étais gamin c’était ma seule issue. »

 

 

http://www.thescriptmusic.com/fr/biography/

Nada: voyage musical au soudan

En attendant d’engager des discussions très solennelles je vous ai déniché ceci et ça.

Vidéos de Bujjjju et Hanigassim

Même style de musique soudanaise, j’avoue que je ne connais pas non plus. Beaucoup de souplesse et de sensualité. Je ne parle évidemment pas de mes « cousins » qui interviennent en flash dans le clip, heureusement d’ailleurs. Bons ils avaient envie de faire valoir la parité homme femme.

Bon divertissement.

Coeur de feu, mon enfance assassinée par Senait Mehari

Le roman d’un ex enfant soldat.

La guerre fait des ravages. Elle bouleverse vos vies, elle transforme des humains en machine de guerre, prête à tout détruire sur leur passage. La guerre n’a pas de visage, elle est à la fois violente et sournoise, douloureuse.

En temps de guerre, c’est la loi de la jungle qui prévaut: vivre ou mourir, peut être vivre à tout prix. Et pour rester en vie certains, surtout des enfants sont prêts à s’enroler dans les milices, à d’autres par contre on ne laisse pas le choix.

Senait Mehari est de ceux là.

Abandonnée par sa mère désormais inapte à jouer son rôle de mère protectrice, Senait passe les premières années de sa vie dans un orphelinat, puis finit dans une unité de rebelles. Elle a connu  toutes sortes de corvées: enterrer les corps des combattants (enfants pour la plupart, comme elle), porter les kalachnikov presqu’aussi grands et plus lourds qu’elle. Moments de détresse insoutenable sans parler des viols répétés des soldats. Elle y a survécu. Puis un jour, son oncle déguisé en bedouin est venu l’extraire de l’unité et elle a pu enfin rejoindre son père exilé en allemagne, à Hamburg. Là elle rencontre l’amour.

Sa passion pour la musique l’a entrainée dans une girls band, avant qu’elle ne décide de voler de ses propres ailes. Aujourd’hui Senait est une star de la chanson en allemagne et le livre qui retrace son parcours d’enfant soldat est un bijou: poignant et très instructif, surtout pour nos petits chérubins, qui se lamentent dès qu’ils ont un bouton mal placé….

L’histoite de cette enfant est retracée dans COEUR DE FEU

En voici l’extrait:

Extrait du livre :
L’enfant de la malle

Lorsque je sortis pour la première fois de la maison de mes grands-parents, une bande de gamins du voisinage passa devant moi dans la ruelle poussiéreuse en criant :


– Senait, l’enfant de la malle ! L’enfant de la malle est arrivé !
Leurs hurlements rauques m’effarouchèrent, mais ils ne savaient pas plus que moi ce que signifiait «l’enfant de la malle». Ils ne faisaient que répéter ce qu’ils avaient saisi au vol dans les conversations des adultes. Ce n’est que bien plus tard que je sus pourquoi ils m’avaient appelée ainsi.

Mes parents s’étaient séparés avant ma naissance et mon père ne voulait plus entendre parler de moi. Sans argent et avec un enfant sur les bras, ma mère sombra dans le désespoir. Adhanet, c’était son nom, venait d’arriver à Asmara. Sa famille venait d’Addis-Abéba, en Ethiopie ; celle de mon père d’Adi Keyh, une petite ville des hauts plateaux de l’Erythrée. Ces deux peuples se faisant la guerre depuis plus de quinze ans, on peut aisément comprendre que cette situation n’était pas facile à vivre : un enfant né de cette alliance jetait la honte sur ses parents.

Mon arrivée était donc, pour différentes raisons, bien peu souhaitée. Aussi, quelques semaines après ma naissance, ma mère prit la décision de se débarrasser de moi. Toutefois, elle n’osa pas me supprimer et choisit un compromis entre l’infanticide et l’abandon : laisser le destin décider de mon sort.

 

Bob Marley, messager de la paix!

On dit que la foi peut soulever des montagnes, ici, il s’agit de la musique qui balaie les frontières pour unifier les peuples.
Bob est mort, mais bob est vivant, vivant parce que son oeuvre musicale  est là, conservatrice de sa philosophie. La mélodie continue de ronronner dans nos têtes et certains de ses enseignements nous suivrons….
Bob Marley a fait ce que certains émissaires auraient fait. Eviter encore des affrontements lilliputiens. Il a réussit ce que des politiques auraient peiné à accomplir. Une façon idéaliste peut être de voir les choses mais pour une fois, notre prophète du reggae a mis d’accord un peuple.
N’est ce pas la preuve que la musique adoucit les moeurs?
La statue de Bob Marley vient  d’être inaugurée dans le village de Banatsi Sokolac en Serbie ( j’ai beau cherché, je n’ai pas encore trouvé; si quelqu’un parmi vous peut me situer ce village, je lui en serais reconnaissante).
Afin d’éviter encore des conflits lilliputiens au sein de leur communauté, les habitants de ce village ont eu la sagesse de choisir l’icône jamaicaine en honneur aux messages de paix et d’harmonie évoqués dans les paroles de ses chansons.
Ici, les paroles de ON LOVE
 
One Love! One Heart!

Let’s get together and feel all right.

Hear the children cryin’ (One Love!);

Hear the children cryin’ (One Heart!),

Sayin’: give thanks and praise to the Lord and I will feel all right;

Sayin’: let’s get together and feel all right. Wo wo-wo wo-wo!

Let them all pass all their dirty remarks (One Love!);

There is one question I’d really love to ask (One Heart!):

Is there a place for the hopeless sinner,

Who has hurt all mankind just to save his own beliefs?

One Love! What about the one heart? One Heart!

What about – ? Let’s get together and feel all right

As it was in the beginning (One Love!);

So shall it be in the end (One Heart!),

All right!

Give thanks and praise to the Lord and I will feel all right;

Let’s get together and feel all right.

One more thing! 

Let get together to fight this Holy Armagiddyon (One Love!),

So when the Man comes there will be no, no doom (One Song!).

Have pity on those whose chances grows t’inner;

There ain’t no hiding place from the Father of Creation.

Sayin’: One Love! What about the One Heart? (One Heart!) 

What about the – ? Let’s get together and feel all right.

I’m pleadin’ to mankind! (One Love!);

Oh, Lord! (One Heart) Wo-ooh!

Give thanks and praise to the Lord and I will feel all right;

Let’s get together and feel all right.

Give thanks and praise to the Lord and I will feel all right;

Let’s get together and feel all right.

One love pour les habitants de Banatsi Sokolac!!!

Johnny Clegg, le Zoulou blanc

Ce soir, le voyage musical nous mène en Afrique du sud chez les Zoulou.

Ce que j’aime le plus chez ce peuple, c’est leur danse guerrière, assez physique et rythmée. C’est ce qui se rapproche de loin de ce que je connais des peuples de la forêt à l’ouest de la Côte d’ivoire. Ne dit-on pas que la musique adoucit les moeurs? Et unifie les peuples.

La danse guerrière, est une danse à la fois mysthique et puissante pour accompagner les affrontements, du temps des conflits tribaux. Aujourd’hui, elle a revêti une autre mission. Celle de divertir pendant les funérailles d’un personnage important dans la société tribale, selon le rang occupé.

C’est un art, dont l’enseignement se transmet de génération en génération. Très sexiste aussi, elle est organisée de sorte que les hommes en sont les vedettes et les femmes observatrices ou accompagnatrices.

Qui ne connait pas l’histoire de Johnny Clegg Le Zoulou blanc? Je ne vais pas vous la conter ici ce soir, seulement vous inviter à voir ceci, si ce n’est déjà fait.