On the road again: le retour.

Le week end s’est achevé, me voilà de retour. Je viens vous compter ici mon séjour depuis le samedi au dimanche, fin de la randonnée pieds nus.

Samedi matin, réveil à 6h 30. La peur de râter mon train de 10 h  05 sans doute. Départ de la maison à 8h30. Je suis arrivée à Montparnasse à environ 9 heures. J’ai donc attendu presque une heure.

Après trois heures 30 de voyage, j’arrive enfin à Auray. Là j’étais sensée retrouver un autre barefooter qui avait fait le même voyage que moi, dans une voiture différente.

« et comment je le reconnais? nous ne nous sommes jamais vus? »

Tu le verras, il sera pieds nus et lui te reconnaitra. Une africaine pieds nus sur un quai ça se remarque. »

Bon, je descends du train, j’inspecte les pieds, tous les pieds ou du moins ceux que j’ai bien voulu regarder. Par peur de râter le tire bouchon qui m’emmene vers Plouharnel, je sors de la gare en courant avec ma valise aussi lourde que si je partais pour deux semaines, pour aller à un arrêt d’autobus. Ce n’est pas le bon. En fait j’aurais dû rester sur le quai pour prendre le tire bouchon.

 Je reviens là toujours en courant. C’est vrai, on est barefooter et sportif!

Et là, le hasard aidant, je tombe pile sur un type en train de finir son goüter, il est pieds nus, c’est lui. Oh comme je suis heureuse de trouver mon  compagnon de voyage aux pieds nus. Sans même demander son accord, je m’installe près de lui.

J’ai seulement réalisé un peu tard que je m’imposais mais je n’avais pas envie de faire le reste du voyage seule alors je reste à ma place près de lui; Il a l’air sympathique. Il est vraiment sympathique, ils le sont tous d’ailleurs. Attention, nous sommes tous des êtres humains, donc avec des défauts, mais je les trouve sympathiques, c’est pour cela que j’aime leur compagnie.

Bref, ne nous égarons pas.

Sur le quai à Plouharnel, j’aperçois un homme avec un gilet fluo. Très tête en l’air, je n’ai pas reconnu Martial. C’est vrai, même avec mes lunettes sur le nez  je ne vois rien (pas étonnant, j’étais ivoirienne avant de devenir française)

Martial est donc venu nous attendre et on ne pouvait pas le râter; Moi si, si j’avais été seule, je serais passée devant lui sans m’arrêter.

Je me demandais comment on pouvait faire travailler les gens une après midi de fête de la musique.

Après avoir conduit dom à son hôtel, nous allons tester la piste; eh oui, nos pieds ont servi de cobayes pour un bout de l’itinéraire prévu.

Nous l’avons trouvé pratiquable donc conforté Martial dans le choix de cette piste.

A notre retour sur la place, un groupe est en train de jouer, les jeunes adolescentes histériques hurlent des ‘on t’aime », J’ignore de qui il s’agit mais parmi eux je remarque une jeune fille, elle a un style, jeune, mais un peu original. Elle se démarque des autres. Elle me plait. Je l’aborde et nous nous engageons dans une discussion de camarades.

Nous nous trouvons des affinités (elle est très fashion, moi aussi, sa tenue du jour n’étais pas très recherchée selon elle, moi je trouvais que si, avec son legging résille noir, le short par dessus la ceinture aux couleurs de l’allemagne m’a poussé à vérifier auprès d’elle. Elle portait bien les couleurs de son Allemagne….) je vous dis qu’elle me plait, alors j’ai demandé si elle accepterait de poser pour moi.)

« Oui bien sur. « 

Un de ses amis lui a suggéré de grimper sur la moto et le tour était joué.

Bon je dois avouer que je ne suis pas encore bien familiarisée avec mon nouvel appareil photo, ni avec photoshop Alors, soyez indulgents..;

lifestyle-inspiration-willykean

  

 

ON THE ROAD AGAIN

On the road again de Willy Nelson

Etre sur la route constamment, comme une beatnik sans être Sal Paradise, juste Willykean, sur les routes de France, voyageant en train et non en auto stop, partageant un mobil home avec mes amis barefooters et non l’alcool, à la recherche du bien être, croiser de gens, bons, mauvais, faire des expériences… tout ce qui peut faire grandir, la culture libre, la culture d’endurcissement… J’adore partir! il m’arrive de belles aventures, parfois aussi de mauvaises mais rien ne pourra m’enlever ma passion des voyages.

Rassurez vous je ne vais pas au Katmandou, je vais à Plouharnel tout simplement, retrouver mes amis randonneurs pieds nus, comme à Auray.

Nous sommes aujourd’hui, J-2

J’espère que le soleil sera au rendez vous et que nous pourrons profiter du Solstiss d’été.

Je vous promets de ramener de belles images…

 PS: Lisez  » Sur la Route » de Kerouac si vous en avez l’occasion… Il en vaut la peine.

Je sais de quoi je parle, j’ai eu un professeur de français qui nous l’a servi « en déjeuner, petit déjeuner, et diner », j’exagère un peu mais c’était un rescapé beatnik et il était habité par ce livre et par le phénomène de la beat generation. Nous avons fait le voyage virtuel avec lui à travers l’oeuvre de Kerouac.

Bref, je vais à Plouharnel marcher pieds nus jusqu’à la mer.