J’aime pas le soleil, j’aime pas la plage, et j’aime pas la piscine.

Non je ne suis pas la cousine de Schtroumpf grognon!

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C’est vrai je n’aime pas le soleil, ni la plage, ni la piscine. Mais attention, je n’aime pas ces endroits comme vous les aimez. J’adore le soleil, mais à l’ombre d’un cocotier ou d’un palmier. Je regrette le soleil quand en hiver je rentre du travail et que je ne peux pas ouvrir ma porte parce que j’ai les doigts gelés et engourdis.

Cet été, j’ai fait de la résistance. En Normandie, deux semaines, la mer partout. Où que vous posiez le regard, vous aviez la mer. Deux promenades en mer, et  deux en bord de mer. En charente maritime, une semaine, deux promenades à la plage.

Quand je dis que je n’aime pas la mer, je veux dire pas au risque de m’abimer la peau en m’exposant des heures durant tel un lézard en attente d’une femelle.

La mer pour moi, c’est la marche sur la plage, la recherche de nacre quand je suis en vendée ou en charente. La mer c’est admirer les vagues, c’est me mouiller les pieds, c’est randonner comme à Plouharnel. C’est comme ça que j’aime la mer. Le soleil et moi ce n’est pas le grand amour. la peau souffre, je n’aime pas maltraiter la peau. Je fais du camouflage. Avant de me lover au creux de ma tente ou sous mon parasol, le moindre morceau de peau dépassant protégé d’un morceau de tissus… ou de tout ce qui me passe sous la main?

Pourquoi devrais-je griller au soleil? et subir un gommage forcé de sable?  Pour quelle raison devrais-je me jeter, par 35 degrés à l’ombre dans l’ocean dont j’ignore l’état?

Je préfère rester à l’ombre, comme un être affranchi. affranchi du tartinage, affranchi de la loi bikini- monokini- maillot une pièce.

La piscine, n’en parlons pas. J’y allais très tôt, en vacances, pour faire de l’aquagym. C’est tout. Pourquoi m’allonger au soleil pour lire un livre alors que je peux le faire sur mon transat au fond du jardin ou à l’intérieur. En charente, j’ai été définitivement convaincue que la piscine ou la plage en vacances c’est horrible. Du monde partout.  la crainte de voir son parasol s’envoler et éborgner le voisin, le sable dans le maillot, dans les yeux, les cheveux.

Avant dernier jour de vacances, Monsieur a réussi à me trainer à la piscine.  J’étais d’accord pour le Jaccuzzi. C’est un peu plus confidentiel même si dans un endroit populaire, vous êtes parfois obligés de regarder dans les narines des gens que vous ne connaissez pas. Et de baigner dans le même jus. Je n’ai pas du tout aimé finalement. Alors l’épisode piscine-jaccuzzi  n’a duré que un quart d’heures.

Je préfère de loin prendre ma douche, me protéger d’un chapeau, et de visiter le marais, les ateliers de sucre, les conchiliculteurs, la grotte de Matata…

Au moins je suis sûre de sauver ma peau! Et de faire d’agréables rencontres…

Je ne suis pas une schrompfette et je n’aime pas m’exposer au soleil, ni céder à l’esclavage de la plage et la piscine!

Nager sans se mouiller

Détrompez vous. Le jour où vous verrez quelqu’un nager sans se mouiller, les bus nageront à Abidjan. Si vous n’avez pas saisi, n’hésitez pas à me demander des explications…

Bref, ce soir je suis de bonne humeur. Je découvre que quelqu’un m’aime, quelqu’un me veut du bien. Ce quelqu’un, c’est tenrêve. Il sait maintenant que je ne sais pas nager, que j’avais même failli me noyer pendant ma dixième leçon de natation, que le maître nageur à défaut de réussir à me tendre la perche avait failli plonger pour me répêcher.

J’en rêve propose un truc super pour battre Laure Manaudou aux 200 mètres nage libre.  Je m’accroche, et je fais comme un champion. Je fais du sur place. Et ça ne coûte pas cher. Après avoir déserté la piscine et le maître nageur pendant dix bonnes années, je crois que je vais y retourner, et lui montrer de quoi je suis capable.

Regardez la vidéo. Et si, comme moi, vous êtes plutôt une torpille qu’une grenouille alors renseignez vous sur le site de jenrêve et jouez aux sirènes dans vos pisicines.

Willykean, le maître nageur et la perche

Sous marin en détresse!!

Le sous marin c’est willykean: il y a seize ans, en 92 j’ai décidé d’apprendre à nager. Avant je ne savais pas. Après avoir essuyé les moqueries des vacanciers au bord des lacs glacés bavarois, des enfants dont j’ai été la nounou, je me suis dis:

« assez! », plus de brassard, plus de ceinture à la plage… Non mais vous imaginez une adulte de 1,74 cm, avec des bouées brassards de fillettes en couleur?

Je me suis donc inscrite à la piscine municipale pour 15 leçons de natation.

Le moniteur étais très gentil. Nous avons commencé dans le petit bassin les mercredi matin au milieu des enfants du centre aéré. Tout va bien, je fais des progrès alors nous passons dans le grand bassin; j’ai l’air tellement douée que le moniteur me fait faire des plongeons….

Vint un jour où il me demande de faire une longeur de bassin; Les couloirs sont devenus un peu trop rudimentaires pour moi…

Je m’exécute. A l’aller tout se passe bien. au retour, je nage, je m’applique à faire ma brasse, les bras, les jambes, la grenouille…. Mais moi je ne suis pas une grenouille, je suis une torpille, je fonctionne en sous marin, Je n’ai jamais réussi à nager la tête hors de l’eau, un peu le genre de Patrick Duffy dans ce film qui passait il y a quelques années. Je nage comme un poisson, mal mais comme un poisson tout de même. Démarrer à un bout et traverser le bassin en apnée avant d’émerger à l’autre bout..

Je suis donc en plein milieu de la piscine et quelque chose que j’ignore m’a distraite de ma trajectoire, déconcentrée. Oui, Une torpille, c’est programmé pour atteindre un impact, vous la déprogrammez et c’est la confusion totale. C’est tout moi.

Au milieu de la piscine, j’oublie mes mouvements, je commence à couler les jambes en premier, puis le reste du corps. Comme un cailloux au fond de la piscine.

C’est la panique, je me débats, le moniteur me voit en difficulté, il me crie de prendre la perche, je l’entends de très très loin, mais je ne vois pas la perche, puisque je nage les yeux fermés. ça aussi c’est une spécialité à moi. Quand je vous dis que je suis une torpille, je sais où je vais, ne me demandez pas comment j’y arrive…

« La perche , prends la perche », rien n’y fait, j’ai failli provoquer une crise cardiaque chez le moniteur. Il était sur le point de plonger quand je suis revenue à la surface telle une sirène qui essaie d’attirer les marins vers les profondeurs.

Il m’aide à remonter sur le bord du bassin où j’ai droit à un sermon légendaire. Il était furieux et moi épuisée et toute marron.

 » reprenez votre souffle quelques minutes, nous continuerons la leçon, ok.

« Ah non, je reprends mon souffle et mes affaires, et je rentre chez moi. Depuis, je marche dans les bassins, les grands, ça ne se voit pas trop puisque personne ne sait ce qui se passe en dessous.

Je suis une torpille, pas une grenouille!