San Sebastian

Aller jusqu’à San Sébastian après la promenade en petit train de la Rhune était un pari fou. Nous l’avons fait. C’est vrai, partir de Sainte Eulalie sur Born à cinq heures le matin, déjeuner à 15 h 30 puis faire une petite promenade dans la vieille ville n’était pas gagné d’avance.

Nous n’avons pas été déçus.

San Sébastian est situé à 20 km de la frontière.  Une ville historique avec une architecture très riche et variée. La réligion occupe une grande place au pays basque espagnol. J’aurais pu assister à une messe si je l’avais voulu. Les touristes aussi bien que les habitants de San Sebastian viennent à la messe de 17 heures comme on flâne à la Place des Tertres. Par pudeur, je n’ai fait aucune photo.

Et c’était tant mieux pour mes compagnons de route. Comme vous le savez, je suis inmanquablement attirée par les églises. Dans la suivante, il a fallu qu’on viennent me déloger…

Mais je vous assure, pour le peu que nous avons vu, faute de temps, je vous défends de faire l’impasse sur San Sébastian si vous allez allez pas au pays basque.

Empruntez la Puente Kursaal

Passez par la Plaza de la Constitucion

Le hasard nous a conduit à la calie Nagusia. Levez la tête comme moi et vous verrez ces grappes de piments accrochées au balcon de cette maison.

Une rue très vivante

Lucy devant son épicerie

Au bout de cette rue, il y a cette église. Fabuleuse. Entrez et vous verrez c’est époustouflant!

C’est la première fois que je vois la représentation de Jésus que l’on descend de la croix.

Un détour par le port avant de reprendre la route: face à vous une île avec au sommet de la montagne, cette magnifique statue. Ne me demandez pas le nom du Saint. Il est enfoui dans un coin de ma mémoire d’où il sortira peut être un jour.

Si l’un de vous le sait, je serais très heureuse de rééditer mon récit avec plus de précision.

Bone voyage. J’espère vous avoir donné envie d’y aller.

Poulet à cache cache

Sur la route de Noé

C’est arrivé le jour où nous revenions de Noé. Noé c’est la ville à la frontière du ghana ou j’ai failli me faire rapatrier.

Je vais vous dire, en 2007, quitte à passer pour une snob, j’ai opté pour la prudence. Chez nous, il y a un adage qui dit:

« on ne présente pas ses condoléances à la mère d’une froussarde »

Eh bien j’ai pris cet adage au pied de la lettre. A mes dernières vacances en Côte d’ivoire, j’ai fait un stock d’eau minérale, je faisais très attention à ce que je mangeais ou disons mon amie faisait très attention à ce qu’elle me donnait à manger.

Légumes, aseptisés, on ne peut pas faire mieux qu’aux USA mais presque. Vaisselles ultra protogées….

Nous voilà donc sur la route de Noé pour faire du shopping au Ghana. J’ai prévu mes bouteilles d’eau minérale, et quelques gâteaux pour la route. Après les avoir partagés plusieurs fois avec mes compagnons de route, plus rien.

Le shopping terminé, nous reprenons la route de retour. La faim nous tenaille. Insupportable. Notre accompagnateur demande au chauffeur de s’arrêter. Il faut manger.

Je me demande où et quoi manger?

Pas pour longtemps.

Le bonheur ici c’est de trouver à se restaurer n’importe où. Pas besoin d’une terrasse ni d’un salon chic. Un fût coupé en deux, un grill, des morceaux de poulet, ou autre chose, des légumes, et vous mangez à votre faim pour une somme modique.

Nous avons trouvé cet endroit.

Un restaurant sans nom.

Le chef est sympatique. Il s’active. Il nous assure qu’il est le meilleur du coin.

Mes amis ont l’air convaincus. Ils s’attablent et commandent leur poulet.

Moi je  préfère les regarder manger et je me contente de faire les photos. Il ne faut pas tenter le diable.

A la fin du repas. Ils ne sont pas satisfaits; la raison de leur mécontentement?

Le poulet n’avait pas de cuisses.

Interrogé par l’un d’eux, le chef est resté sans réponse. Un silence qui en dit très long à mon avis.

Mais que voulez vous? Ce sont des choses qui arrivent, des poulets sans cuisses!

Mais vous la prochaine fois, je vous emmène au Jardin d’Eden, un restaurant de plage un peu plus sophistiqué.

A bientôt