Lettre à tous les cougars.

J’ai un dilemme.

Garder ou suprimer le post à propos des cougars.

Que feriez vous si un de vos articles était mal compris? Je ne sais plus quoi faire. Voilà un an que l’on me confond avec une marieuse ou une agence pour cougars.

Un article a été écrit, pour expliquer que je ne suis pas une organisatrice ni une entremetteuse pour cougars et amateurs. Rien ni fait.

Presque tous les jours, je reçois des demandes  de toute part. J’en arrive à vouloir supprimer l’article.

Mais  est ce la meilleure chose à faire.

Depuis la création de ce blog, nous allons souvent de quiproquo en quiproquo.

Il a suffit que je mette la lumière sur un créateur africain pour recevoir des déclarations d’amour? Que je parle de Ketty Sina, l’ancienne Claudette, pour recevoir des témoignages de fans de cette danseuse. Un article à propos de Akissi Delta, la servante devenue réalisatrice, et des félécitations affluent de partout.

Des quiproquos. Il y en a eu. Si je devais suprimer des posts, pour des quiproquo, il n’y aurait plus de blog.

Je vous demande à vous lecteurs, ce que vous feriez à ma place.

Vos suggestions seront les bienvenues. avant que ça ne tourne au vinaigre. Oui. Après le harcèlement d’une illustratrice qui a duré des semaines il y a deux ans… Je préfère rester sur mes gardes.

Alors, COugar In ou Out?

Merci

Shopping mère et filles

Cela n’arrive pas souvent. Et pour cause.

Etes vous maman d’adolescente?

Si oui, vous savez certainement de quoi je parle. Parce que ici, les quelques rares fois où je suis acceptée pour le shopping, ça se transforme en suplice. Nous avons rendez-vous le même jour chez l’ophtalmologue. Ce fût donc un concours de circonstance. Parce que les virées shopping sont devenues rares entre filles.

Je savais d’avance ce qu’allait être la fin de mon après midi.

Premier opticien de la rue. L’une des filles se plante devant le rayon « prestige ». Les prix sont exhorbitants. J’essaie de la faire avancer sans succès.

« Tu vois c’est trop cher. Pense aux verres, on ne s’en sortira pas à moins de 600 euros, ça c’est la moyenne. Rien à faire. Ma fille a essayé tous les chanel, dior, Lagerfeld, lacroix… Celles aux verres ronds, carrés,  rectangulaires. Les montures, sobres, dorées, originales. Tandis que sa soeur et moi, faisions office de miroir.

« Montre »

« oh non, ça fait harry potter, c’est fait trop gouvernement, ça fait maitresse d’école ». Et lorsque je trouvais joli, sa soeur avait le chic de me casser.

« ça fait vieux ».

Et elle de répondre: « bon on va jamais y arriver. S’il y en a une qui aime le vieux et l’autre qui critique tout ».

Mon autre fille, a voulu être « sage » ». Elle en a sélectionné deux paires et a demandé le devis au jeune homme du magasin. Moi par précaution, j’ai insisté plusieurs fois pour rappeler au jeune homme que ce n’était qu’un devis.

Premier crime; ma fille a trouvé que je lui ai » mis la honte ». C’est comme ça que ça se dit.

« Maman. Il sait. Pas la peine de le répéter dix fois ».

Au bout d’une heure nous sortons de là avec deux devis pour l’une et rien pour l’autre. Elle a eu le culot de dire à la responsable que rien ne l’intéressait.

« J’irai  chez chris ».

Et la dame  de répondre. « J’irai faire un scandale chez Chris. ainsi il ne vous vendrons rien et vous reviendrez chez moi ».

Nous sommes parties en riant.

Une fois dehors. J’ai voulu savoir quelle sera la suite des événements.

« Nous ferons tous les opticiens de la rue ». L’une voulait que je les laisse seules, l’autre plus diplomate, m’a laissé le choix de partir ou de rester.

« BOn je reste »

« A condition de ne plus mettre la pression sur les vendeurs ».

Et cela a duré trois heures. dans le dernier que j’ai fait avec elles, j’ai heureusement trouvé un tabouret libre. Je me suis assise pour les regarder faire les essayages. Je ne faisais plus de commentaires j’ai laissé le soin à sa soeur de le faire pour deux.

Et puis, rien. Elle n’a rien trouvé qui lui plaise.

Sa soeur a dit des choses que j’ai horreur de prononcer et que je n’ai pas réussi à lui enlever de la bouche.

« P…… Mais tu n’as pas fini de nous faire C. »

A la sortie du magasin j’ai jeté l’éponge.

« BOn les filles, je vais devoir vous laisser finir votre épopée. Je n’en peux plus »

« Mais on t’avait dis de rentrer; C’est toi qui a voulu nous suivre… »

C’était dit. Maman casse l’ambiance et les filles aiment chercher seules.

Le pire c’est que ma fille a conclu que sa soeur et moi ne lui étions d’aucune utilité.

« Je reviendrai avec Harold, c’est son frère. Lui au moins a des avis plus tranchés et utiles. Je reviendrai faire tous les opticiens avec lui. »

C’est gentil pour nous, après trois heures d’errance…

Nous nous sommes quittées là et elles sont rentrées deux heures plus tard, certainement à la fermeture de tous les opticiens. Et les lunettes n’ont toujours pas été renouvellées.

Quand je vous dis que être maman d’adolescentes, c’est tout un travail, mental et physique!

Night club pour tous

Voisin indélicat.

J’adore la musique. Mon voisin aussi. Mais lui est plus fou que moi. Il aime tellement la musique qu’il en fait profiter tous les voisins.

Cet article devait s’intituler « Fan de Johnny ». Parce que la semaine dernière c’était la phase Johnny. Nous avons eu droit au concert de Johnny.

Mon voisin a allumé le feu toute la soirée. A plusieurs reprises mes enfants m’ont empêchée d’aller frapper chez lui pour éteindre le feu ou l’éttaler, lui. J’avais la migraine, je suis sûre que les autres ressentaient la même chose que moi. Mais bizarrement personne n’a bougé.

Je m’attendais  à ce que quelqu’un de compatissant, aille sonner chez lui pour arrêter le suplice.

Eh bien non. Personne n’a levé le petit doigt. Nous avons subi le concert de Johnny sans broncher. Lorsque Johnny a entonné MA GUEULE; je me suis tortillée de rage sur mon canapé et j’ai imaginé comment j’aurais pu m’occuper de la sienne « gentiment ». Il a de la chance le voisin. Mes enfants et leur père jouaient aux médiateurs. Il peut leur dire merci, le voisin.

ohhhhh, comme c’est attendrissant, il nous fait écouter TENDRES ANNEES; là j’ai carrément fondu. Je vais l’adorer le voisin, s’il ne mettait pas si fort sa musique. Il fait trembler mon cerveau, et mon coeur, même mes poumons en souffrent là j’en suis sûre.

J’ai écouté Johnny presque au bord des larmes. Entre plaisir et rage.

Je vous disais donc que  c’était la phase Johnny. Ce soir, j’ai eu le courage d’écrire mon article. Il devrait nous faire régulièrement ses concerts intra muraux.  Ce serait un moyen de me redonner envie, d’écrire, envie d’exprimer ce que je ressens.

Ce soir, j’étais en pleine méditation devant mon pc, lorsque j’ai été sortie de ma torpeur par THE POWER OF LOVE de Céline Dion. Je finirai par l’aimer mon voisin. Il aime tout ce que j’aime, sauf que contrairement à moi, il l’aime trop fort. et ça je déteste. Que dirait t-il si je lui mettais du Brenda Fassi aussi fort que notre johnny?

Et d’ailleurs ce soir c’est un mélange de genre. On est passé de Céline Dion, à BOney M puis à Maria Carey,  je ne l’entends plus. Je suis dans un état second. Possédée, par quoi, d’ailleurs, ? la colère? Je ne sais plus ce que je dois ressentir.

Je vais m’occuper du repas. Ce sera sans doute une façon de penser à autre chose.

Mais ça me démange vraiment d’aller chez lui, montrer ma G.

Que feriez vous à ma place avec un voisin aussi indélicat?

Service de Chef à Domicile : projet 2012 de willykean

 

Vous avez 43 jours pour contribuer à la réalisation de mon projet.

Le principe est simple. C’est comme pour My Major Company, Dreamshake. Le Crowsourcing est aujourd’hui une façon assez répandue de donner vie à nos rêves. Amis, proches, contacts de réseaux sociaux, tous peuvent participer.

Porteur de projet vous propose des contreparties à la hauteur de vos dons.

Mon projet à moi?

Très simple. Le principe c’est de toujour vous rendre la vie facile. VOus permettre de recevoir chez vous sans vous soucier du détail. Chef à Domicile: le projet idéal pour les mères de famille pressées, les cadre débordés, les amoureux désireux de surprendre leurs fiancé(es)….

Alors n’attendez pas. Je n’ai que 43 jours pour collecter des fonds.

Pour les détails, cliquez sur mon adresse Ulule.

Gaffe à ne pas faire…

Que l’on fait!!

L’une des plus grosses que j’ai jamais faites? Le jour où j’ai failli déclarer que le futur bébé de ma voisine n’était pas de son mari. On ne m’a pas surnomée Miss Gaffe pour rien.

Mais je ne suis pas la seule. Vous avez tous fait une grosse gaffe un jour où l’autre. C’est pour cela que j’ai été indulgente avec une de mes meilleures amies il y a deux ans. Avant tout il faut savoir que nos liens sont particuliers. Elle est du genre à s’inquiéter si je ne lui ai pas téléphoné une seule fois en une semaine. Et habite à deux pas de chez moi.

Des gaffes, elle en fait pleins, comme moi, comme vous. Mais la plus flippante et la plus innatendue c’est celle qu’elle m’a servie à la clinique.

Je sortais d’une lourde intervention. J’avais mis un an et demi à me décider. Puis je me suis jetée à l’eau, en me disant:

 » Quoi que je fasse, le résultat sera peut être le même. Ou je fais l’autruche jusqu’à ce qu’il n’y ai plus d’issue, ou je brave l’intervention chirurgicale avec tous ses risques ».

Et je l’ai fait.

A mon réveil, j’ai rémercié le ciel d’être encore de ce monde.

Ma meilleure amie vient alors me rendre visite, le jour même, dans l’après midi. Au moment où j’ai encore le drain dans le coup, avec un énorme pansement et que je me réjouis d’avoir survécu, que tout le monde est aux petits soins pour moi, qu’on me plaint,  que l’on on m’installe les fleurs, mon ami va faire une de ces gaffes dont elle est championne.

Nous rions, j’oublie un court instant mon état. Puis, soudain, elle arrête de ranger les fleurs, me regarde et l’air innocent, et je suis convaincue que c’était innocent? elle m’interroge :

« Alors? »

« alors quoi? »

« le kyste, il a été analysé? »

« Ah, il est parti à l’analyse.  on attend les résultats ».

« Et si c’était un cancer? »

Comme une douche froide, elle m’a ramenée à la réalité, à la peur du pire.

« Je suis sûre que ce n’est pas une tumeur. »

Mais elle insiste.

« Et si c’en était une? »

Alors tout le monde, son mari, le mien, son fils, arrêtent de parler et attendent ma réponse. Alors, d’un ton très rassurant et convaincant, je lui ai répondu :

« Et alors que veux tu que je fasse? Si on me dit que c’est une tumeur, j’assume. Je ne vais pas me pendre avant que la mort ne m’emporte non? »

Son mari était tout rose et j’ai constaté que la sueur perlait à son front.

J’ai martelé que je ne craignais rien et que même si on m’annonçait que j’avais une tumeur, je croquerais le reste de ma vie à pleine dent jusqu’à la dernière seconde.

Et je crois qu’elle a été satisfaite par la réponse, sans se douter une seule fois que après mon intervention, c’était de loin la question à laquelle j’avais envie de répondre.

Elle a conclu :

« T’en fais pas », et pour enfoncer le clou:

 » tu n’y peux rien de toutes façons, si c’est un cancer. »

Au fond de moi, j’ai dit: évidemment que je n’y peux rien, et ce n’était pas lla peine de me le rappeler non plus.

Jusqu’à ce jour, je sais qu’elle n’a pas réalisé une seconde la teneur de sa question. Elle est ainsi, comme moi, comme certains d’entre vous. Parfois ça sort. On n’a pas fait gaffe! Mais la gaffe est là. Si on peut la rattraper, c’est bien, sinon il ne reste plus qu’à s’en accomoder et à payer le prix de sa gaffe.

Vos plus belles gaffes à vous?

Vacances très actives!!

Je l’avais compris depuis très longtemps, mais je jouais encore à celle qui n’avait pas vraiment saisi.

Nous parlons des vacances bien sûr. Faisons une simple comparaison. Au nord et et sud, les vacances n’ont pas l’air d’avoir le même sens pour tout le monde. Même pour ceux qui prônent la farniente, les vacances restent assez actives.

J’ai mis du temps à m’y accoutumer, aujourd’hui, on pourrait m’attribuer une médaille. Comme beaucoup de mes compatriotes, les vacances sont devenues une seconde phase d’hyperactivité, trépidante dont on revient parfois épuisé.

J’ai voulu aller à contre courant cette année. Me disant, » et si nous n’allions pas en vacances? »

Echec. J’ai fini par céder. En trainant un peu les pieds. Monsieur a mis la pression. Il faut choisir la destination, décider de ce que l’on va faire? En plus, avec tout ce que j’avais vécu pendant trois mois (la guerre), et qui risque de reprendre,  mon coeur n’y était pas vraiment.

Finalement j’ai dit  » pourquoi pas? » Puis, j’ai répondu : « comme tu veux ».

Et quand il m’a dit « Côte d’Azur », je me suis dis chouette, je vais revoir la Côte de mon voyage de noce.

Nous y voilà donc.

Dans le club où nous avions réservé, l’activité qui me plaisait le plus, c’était le sport : étirement, abdo, fessier, zumba, charleston et je passe.

Tous les matins donc, de neuf heures à onze heures, j’arrivais la première avec ma serviette et ma bouteille d’eau. Pile au rendez vous, comme pour faire l’ouverture d’un cabinet médical.  Et je sautillais, je m’étirais, je faisais des abdos, je dansais la samba, le country, etc, etc.

Vous allez croire que à onze heure, ça va être maintenant les vacances? Eh bien non. Nous voilà plongés dans les prospectus pour sélectionner et organiser les visites culturelles et les activités plages avec les enfants.

Il fait 35° à 40° degrés à l’ombre et il y a ceux qui veulent aller bronzer à la plage, et moi qui préfère visiter. Mais tout ça, si j’étais honnête, j’avouerais que ce ne sont pas des vacances. Les vacances, avant de m’intégrer ici, c’était le repos bien mérité. Les retrouvailles avec parents et enfants, la famille au sens élargi, où on discute à l’ombre, sans se prendre la tête, où on peut faire la sieste, lire si l’on n’a pas envie de dormir.

Les vacances, dans ma tête d’africaine, c’est la période où l’on se repose pour revenir détendu, ressourcé.

Nous avons fait parfois 3 heures aller et retour pour visiter une grotte, un lac, une ville. Je ne regrette rien. J’adore voyager, voir des endroits surprenants mais je rêve aussi de vacances calmes où je prends un livre, je me détends avec des mots, des phrases, des vacances où je me lève le matin, je lis mon manuscrit à l’ombre d’un cocotier, sur la terrasse Des vacances où on ne m’interrompt pas pour charger la voiture de tapis de plage, de serviettes d’huile bronzante…

Aller en vacances à la mer, et rester une heure minimum sur un muret en béton, pendant que les autres se prélassent dans le sable et s’abiment la peau? Très peu pour moi.

Mais la société moderne le veut ainsi. Pour l’instant je subis.

Un jour peut être, mes vacances se limiteront aux photos et vidéos de voyages et ce jour là je serai la plus heureuse des vacancières.

En attendant, je continue à faire comme tout les autres. Déplacer  une partie de mon stress d’un endroit à l’autre. Eh oui. C’est cela qui me permet de partager avec vous mes images capturées ici et là.

Pique nique pour une bonne cause

Une bibliothèque pour le Lycée de Toulépleu.

Souvenez vous, il y a un an, je vous racontais mes périples à Toulépleu pour rapporter les médicaments collectés auprès des sympatisants pour l’Association Synergie Toulépleu (anciennement ARTP).

Nous avions démarré la mise en place d’un autre projet : réaménager la bibliothèque du Lycée, lorsque la guerre a éclaté. Aujourd’hui, la vie reprend petit à petit dans la ville, le projet prendra une autre orientation, mais nous voulons rester motivés pour cette cause et celles à venir.

Ce week end, l’association a organisé un picnic pour nous retrouver, amis et membres de l’association, tous ceux qui nous ont soutenus avant et pendant la crise, et qui comptent travailler avec nous.

L’idée de ce picnic c’est de partager un repas et une journée ensoleillée ensemble, avec, pour seul critère, une petite participation libre pour ceux qui le souhaitent.

Notre slogan, c’est :FAIRE PLUS AVEC PEU.

La cagnotte aide à couvrir les faux frais du fonctionnement de l’association.

Bref. Ce week end donc, nous avons comme tous les ans, réuni une cinquantaine, adultes et enfants, à Trocadero. Il y en aura d’autre en intérieur par mauvais temps. La journée a été merveilleuse. Nous nous sommes séparés vers 18 heures trente, heureux et satisfaits pour la cagnotte.

Quelques images pour vous donner un aperçu de la journée. Et des vidéos sur WAT TV.

BOnne journé à tous.

Retour à la maison!

Un adage dit: « Le séjour d’un tronc d’arbre dans l’eau ne le transformera jamais en caïman. »

Africaine de naissance, française d’adoption,  je n’ai pas eu besoin de m’intégrer; je l’étais avant même de venir ici. Cependant, je reste africaine dans mon coeur. C’est pour cela que je ne tourne pas le dos à mes racines, à mes traditions.

Si vous avez suivi les événements qui nous ont frappés depuis le vingt huit novembre 2010, vous savez comment une centenaire a défié la mort.

Nul n’est éternel! C’est vrai, mais si les bombardements ne les avaient pas contraints à se priver, à ne se contenter que d’une cuillère de riz par jour. A vivre le calvaire pendant trois mois (le temps qu’a duré le conflit), elle serait peut être encore quelques mois, voire un an avec nous. Elle serait partie paisiblement retrouver les siens.

Hélàs, l’homme propose et Dieu dispose.

Le week end dernier, nous avons tenu à lui rendre un dernier hommage, de façon traditionnelle et moderne.

Chez nous, on ne pleure pas une centenaire, on l’accompagne à sa dernière demeure dans la joie et l’allégresse. C’est ce que nous avons fait avec le noyau familial ici, et quelques amis qui sont venus nous soutenir. C’est le moins que nous pouvons faire pour adoucir sa route.

Un bref compte rendu de la situation pour dire combien cette réunion nous a tous replongés dans nos racines, combien cet instant nous a séché de larmes: La tante Tchéhigninon vivait enfin tranquille, depuis la crise de 2002 avec son fils à la capitale.  Fin 2010, un nuage se dessine à nouveau à l’horizon. Une pluie de bombe s’abat sur la ville. Des gens bien intentionnés (convaincus d’oeuvrer pour le bien de la population, créent des blocus: banques fermées, transferts d’argent supprimés, terreurs à l’ordre du jour. Bref. Tchéhigninon n’a pas survécu à celle là. Villages brûlés à l’ouest. Dans le sien, il ne reste plus de trois maisons, dont la sienne réduite de moitié. Des méssagers ont été envoyés au Libéria. Son frère de 70 ans, et quelques cousins sont revenus, bravant les risques, pour désherber ce qui reste du village avant l’arrivée de sa dépouille. Trente personnes, les plus courageux, l’accompagnent jusque chez elle. Ils dormiront, c’est sûr, à la belle étoile.

Le week end du 11 était à la fête. Nous avons invité un musicien de la région, qui heureusement pour nous, chante aussi. Accompagné de deux de ses collègues, ils ont assuré l’animation jusqu’à l’aube.

Mais avant de partager avec vous quelques minis vidéos, je vous invite à écouter John Denver et à visionner cette petite vidéo réalisée à un festival de Country l’année dernière?

Le temps est au rire et à la joie… alors, ne vous privez pas.

Take me home

 Little country dancer (take me home)

Veillée comme chez nous

http://www.wat.tv/video/veillee-funebre-3tvrh_3tvql_.html

http://www.wat.tv/video/veillee-funebre-3tvsv_3tvql_.html