Quel bonheur de rentrer chez soi!

Partir en vacances est toujours un bonheur, mais au bout d’un moment, on a hâte de rentrer chez soi.

Trois semaines en Normandie, une dans les Landes, avec le beau temps, des découvertes, des rencontres…

Mais quand on pose à nouveau sa valise chez soi, c’est un autre bonheur.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, c’est ainsi. Loin de mon appartement un peu trop longtemps, et le manque se fait ressentir.

Je suis pleine de contradictions: j’aime partir, je suis constamment sur les routes, en quête de nouveau, de l’inconnu, et pourtant j’ai un côté casanière, une âme de solitaire qui laisse parfois perplexe.

Hier, la veille de notre retour, alors que toute la bande allait faire une promenade à cheval, mon souhait c’était de rester seule. Pour lire. Dialoguer avec mon moi intérieur.

Je n’avais envie de personne autour de moi.

Bref, me voilà de retour avec pleins d’endroits à vous faire découvrir.

Et un conseil, sauvegardez régulièrement vos fichiers. Ne faites pas comme willykean.

Avec trois clés USB, j’ai n’ai pas été fichue de sauvegarder, mes photos, mes écrits, mes documents de travail.

Tout est parti en fumé. Je me retrouve avec zéro. Il ne reste plus que mes souvenirs de cet été. Et les premiers que j’avais pris la peine de sauvegarder. Même pas le dixième de ce que j’ai perdu.

A plus tard.

La solitude, ce mal qui nous tue

Cet été, en basse normandie, le corps d’une dame a été retrouvé une semaine après son décès. Cette triste annonce m’est restée à l’esprit depuis.

A l’approche de noël, je ne peux m’empêcher de penser à ces femmes et ces hommes qui, anomymes, resteront sans personne à qui parler, sans personne pour leur mettre un petit paquet sous le sapin ou dans la hotte.

Comment en sommes nous arrivés là? A souffrir de solitude alors que le monde est si peuplé. Avons nous voulu ou créé notre propre solitude. ou  alors sommes nous devenus prisonniers de notre mode de vie de vingtième siècle?  Un siècle où l’on a peur de l’autre, où l’on protège farouchement sa propriété, son intimité. Tellement que à la fin l’on finit par se retrouver face à face avec son intimité, son égoisme.

Avec tant d’abondance et de gaspillage, pourquoi avons nous si peur de partager, Oui c’est vrai, j’ai déjà été témoin d’une  fête pour la galette des rois ou par peur de ne pas en avoir assez (chacune de nous avait apporté une galette),ma bande d’ amies a décliné ma propositon d’inviter les dames de l’autre service à qui, sans vergogne, nous avions emprunté le  micro onde afin de rechauffer nos galettes.

Il nous en ai restées des galettes. Il y en avait tellement à manger que nous en sommes sorties répues, écoeurées mêmes. Mais il ne fallait pas donner. Pourquoi? 

Pas étonnant qu’on se retrouve seul aujourd’hui comme des chiens perdus sans colliers. Le jour où notre soeur où notre belle soeur est arrivée à l’improviste, pas heureuse de la surprise, nous lui avons demandé si elle restait, pour combien de temps, et si elle comptait manger chez nous., oui, par sa faute il pourrait ne pas y avoir assez de pomme de terre. On compte les parts, on mesure les verres de riz, les légumes….Comme si on emporterait tout ça quand le moment viendra.

La solitude, est le mal du siècle, mais cette solitude là, nous l’avons crée par notre comportement, notre peur de l’autre, notre désir insatiable de solitude et d’intimité, notre cupidité.

Je ne comprends pas cet égoisme dont nous sommes rois. Comprenez mon grand étonnement lorsque j’invite une dizaine de convives, tous membres de la même famille, il y en a toujours une pour demander,

« mais pourquoi il y a autant de monde? »

« C’est toujours ainsi chez vous?  »

Mais elle fait partie de ce monde. Tout le monde devrait être le bienvenu, les gens devraient être heureux de se retrouver Mais au lieu de cela, ils sont inquiets du travail que ça demande, des dépenses qu’ils auront à faire, de la fatigue qui en découlerait. Jamais du bonheur que cela peut leur procurer de rire ensemble, de se taquiner, de ses chaimailler même.

Puis, un jour, les autres commencent par ne plus venir, ne plus prendre de nouvelles, ne plus se retrouver en famille et un beau jour, on leur apprendra qu’un tel a été retrouvé mort , seul chez lui. Et les autres ne seront même pas surpris; ils n’auront même pas l’air chagrinés. j’ai déjà entendu des gens à qui on disait que la cousine Berthe venait de décéder, s’inquieter du nombre de pizza à commander.

Pauvre de nous.

Imaginons une autre façon de vivre et battons nous contre la solitude, l’égoïsme…